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Pamphlet "Nos Us & Usures" Cet ouvrage devrait paraître début d'année 2008 Comme évoqué dans les autres pages du site, deux opuscules pamphlétaires vous sont proposés dans Les sujets que l'auteur développe renvoient à notre situation contemporaine en dénonçant la non application des leçons du passé. La moquerie se veut alarmiste en dédramatisant à la fois nos projets de sociétés et nos idéaux. Tant que la raison résonnera une lueur d'espoir perdurera. Vous saisirez pleinement l'intention du discours en vous attelant à cette lecture. Conscient de la difficulté à surmonter nos pulsions archaïques, rien n'interdit de le rappeler en exhortant la collectivité humaine à plus de retenue et de partage des ressources de la planète qui nous loge. Affectionnant l'entente et la courtoisie, insistant sur nos divergences et nos différences, l'écrivain se veut un optimiste dégagé de toute idéologie et influence groupusculaire. La liberté ne s'inventant pas, elle appartient à tout un chacun.
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La lassitude m’envahit, ce que mes yeux voient tous les matins et se souviennent quand je les ferment en m’endormant, me rendent tristes et bien malheureux… Folie humaine qui persiste et qui gangrène. Un défi est lancé aux hommes, l’involution, l’uniformité, la pensée unique. Comme si seul ce qui est proposé devenait le mode opératoire à toute démarche. Le moule de la conformité et de la normalisation est pétri par je ne sais quels pâtissiers sans se soucier des états d’âme ou des aspirations individuelles, car ces dernières sont assaillies et risquent l’embolie. Tout est mis en œuvre pour masquer la dure réalité de la vie. En arpentant quelques sujets parmi tant d’autres, il saute aux yeux que tout cela objecte vers un seul but : Le pouvoir Le pouvoir revêt beaucoup d’aspects, il se fond dans des méandres obscurs, qui dissuaderaient les plus téméraires. La manière pernicieuse de désorienter le public consiste à créer de toute pièce des besoins puisés dans le futile et l’inconséquent. Au fond, en occupant l’esprit de ceux qui fourmillent au travail, ou de ceux qui ne se font guère d’illusion pour des raisons qui échappent à la raison, un étalement d’artifices vient combler cet abandon de simplicité qui pourrait nous rendre la vie quotidienne moins amère, et pourrait distribuer un peu d’optimisme, prêter un air plus sympathique à notre séjour terrestre. En contournant le sociodrame dans lequel nous vivons, en scrutant les comportements de ceux qui se manifestent par les moyens médiatiques divers, je vois sans grand risque de me tromper ; un fourbi bien entretenu pour une cause ignorée, mais quoiqu’il en soit perdue d’avance. Les hommes ont la mémoire courte, et il n’est pas loin le temps où le loisir n’avait guère cours que chez les bourgeois, et quels loisirs. Finalement, malgré des outils fabuleux, l’ignorance est entretenue, et tout ressemble à une mise en scène orchestrée de main de maître. Pour cela, l’imaginaire nous est servi sur un plateau (qu’il fût de cinéma, de théâtre, de télévision et autre), et si nous ne réagissons pas séparément et collectivement, la capacité de chacun à rêver et à imaginer aura vécu. Je refuse l’idée que l’on pense pour moi, que l’on regarde pour moi, que l’on commente de ce que je serais supposer émettre comme avis. Je jette en bloc et sans ménagement l’expression : « Comme tout le monde ! » Je n’ai pas besoin de regarder le petit écran en m’y attardant en grignotant des cacahuètes , il me suffit de lire les programmes et d’écouter les divers avis émis sur telle ou telle émission par d’autres s’étant vautré devant cet insolite objet froid et peu décoratif. Ce qui saute aux yeux, puis à l’esprit, émane d’une sorte de bourrage crâne. En se saisissant de cet univers dangereux et dommageable à notre épanouissement, que proposer à la place ? Le retour aux veillées thématiques ? Le problème majeur, c’est que le plus grand nombre d’entre nous a laissé des concepts étrangers à l’intime familial s’immiscer dans la vie quotidienne sans ne pouvoir intervenir. Chaque sujet sera l’objet d’un chapitre ; et vous vous apercevrez assez vite que tout cela s’interfère et ne peut pas se dissocier.
Titres des chapitres Le mariage / La publicité / La télévision / Les jeux de « hasard » (d’argent) / La mode / La politique / L’Art / Les minorités / L’exclusionLe travail / Les communautés / Les vacances / Le sexe / Le sport / L’Occident / L’Orient / La voiture / Le gaspillage / La parité / La propriété
Le mariage Le mariage dans sa représentation sociale sert de verrou pour briser les déviances inhérentes à la nature humaine, Il cherche à fidéliser les contractuels que sont les époux, il suscite la fidélité entre les deux mariés. Mais, morcelés que nous sommes entre nos certitudes et nos hésitations, pour parvenir à cette vision du couple, il faudrait d’abord ne pas se mentir à soi même, ne pas se voiler le fond de notre nature. L’homme reste un nomade affectif, en effet dès que le cordon ombilical est coupé il vit cela comme un entraînement à la rupture naturelle et renouvelable Le séculaire contrat qui était jadis ne dit-on pas, rituel ; et, encore convenu sacré qui devant témoins avalisé l’union de deux tourtereaux, avec l’assentiment des familles et la bénédiction du clergé, a perdu de son sens. Le mariage ne reste traditionnel que dans son apparente démonstration. D’ailleurs, il fut un temps où le mariage était plus un arrangement qu’une réponse à une idylle survenue. L’amour n’avait pas besoin de s’être manifesté, il suffisait qu’un jeune homme s’intéressât à une jeune femme pour que les familles décident si les conditions correspondaient à un statut moral et social commun, et l’affaire était dans le sac si j’ose dire. L’amour pouvait surgir plus tard ou ne jamais voir le jour. La pression de l’entourage avait son poids d’influence et rarement le divorce concluait l’union précitée, il demeurait pour l’homme la répudiation. Ce temps est révolu dans les sociétés industrialisées et semble perdurer dans les pays en voie de développement sans que s’oppose une résistance farouche. De là à dire qui a raison ou tort, qui suis-je pour me prononcer ? Ce qui m’intéresse c’est de relever le contraste entre deux mœurs extrêmes. L’une appartenait à notre vieille civilisation, l’autre nous côtoie sans que cela ne soit pour autant un sujet de débat international. Le moderne voisine et cousine avec ce qui fut notre mode de civilisation voici des siècles. Le PACS permet la reconnaissance d’une union entre deux personnes, (qu’importe le sexe) en se différenciant du mariage qui lui unit deux personnes de sexe contraire, et ces deux types de contrats offrent des avantages similaires pour ce qu’il convient d’appeler des modalités administratives. Du moins en terre de France. Malgré cet état de fait la philosophie du siècle des Lumières ressurgit avec un copié/collé ahurissant de fraîcheur. Je cite Voltaire : « Qui se ressemble s’assemble (homosexuel), qui ne se ressemble pas s’assemble deux fois mieux (hétérosexuel) », c’est d’autant plus vrai que sans les seconds cités, les premiers n’existeraient pas. N’en doutez pas. Il ne s’agit pas pour moi de faire le procès de l’homosexualité, ni d’ailleurs l’apologie de l’hétérosexualité, mais je demande simplement que doit-on espérer du contrat entre deux individus ??? Il est vrai et tout aussi admis que le mariage assigne l’union de deux clans (familles), dans un village, une ville (dès lors un quartier qui correspond à peu près à un village), une façon moderne et archaïque à la fois, tout cela entremêlé pour simplement dire que deux êtres veulent cohabiter ensemble sous et dans un espace commun…/… La publicité -Affiches & Encarts – L’homme vante sans se lasser ses mérites et ses aptitudes. Que ce soit en guerroyant, que ce soit en réalisant un travail, que ce soit en parlant des siens. Les institutions, les fédérations, les associations en font autant, elles se mettent en avant. Les humbles lorsqu’ils s’occupent du mieux qui soit, deviennent la cible des accapareurs s’ils n’y prennent garde. En réclamant la propriété, l’exclusivité, il existe une catégorie de rapaces qui fouine pour vous exclure de vous-même. Si tous les vivants mortels que nous sommes réunissions la somme de nos aspirations, aurions nous un environnement supportable ? Oui si nous y ajoutons et nos compétences individuelles et notre énergie ! Bon ! Cela étant dit, que voyons nous, qu’entendons nous comme propositions de fonctionnement journalier ? La publicité qui s’appelait voici quelques décennies la réclame… /…La télévision -Modélisation & Référence – Il n’est pas rare d’entendre des commentateurs citer l’épopée de la télévision avec une nostalgie étalée, une sorte d’attendrissement sur ce que furent les débuts du petit écran. Ces derniers prennent cette période en référence, mais ajoutent qu’il serait inenvisageable d’établir des programmes similaires de nos jours. Il est fréquent de même que le téléspectateur se plaigne de la médiocrité de ce qui est propagé sur les ondes hertziennes (et le câble aujourd’hui, en entendant mieux..). Comme il s’agit encore et toujours d’un marché juteux (ou vous trouvez les publicitaires bien en maille), et grâce au câble précisément et au satellite ; les chaînes thématiques prennent l’usager en otage. Il y a peu, le principe de la redevance revêtait l’habit du bon sens, et le téléspectateur se prêtait volontiers à la dîme demandée, il participait à sa télévision. Il n’est plus justifié maintenant de payer cet impôt, les maisons de production et autres organismes tenant le petit écran d’une main jalouse et exclusive, en se servant de la manne que leur offre la publicité ne peuvent décemment plus « réclamer » un pécule aux usagers. Viendra le jour où, l’audiovisuel sera conduit par d’autres moyens que les relais hertziens (les internautes en savent quelque chose) et ceux qui ne raquent pas pour l’instant devront, n’en douter pas, cracher au bassinet. Ce temps s’essoufflera, il n’est pas permis de prendre pour con un peuple qui commence à grogner ; et son mécontentement pourrait se manifester par un boycott radical de toute cette arnaque, en cas de colère raisonnée, sinon, je ne prétends avoir des vues visionnaires, mais.../… Les jeux de « hasard » (d’argent) - Pronostics & probabilités- La probabilité d’avoir un juste pronostic correspondant à un résultat escompté afin d’encaisser le gain annoncé ou espéré me semble mince et bien incertaine. Pourtant, ne s’agit-il pas d’entrevoir de l’argent facile ? L’argent facile pour qui ?.../… La mode –Tendance & Influence – La mode dans son insoutenable présence m’amène à penser que le libre choix et le libre arbitre ne résistent qu’une fois que sont admises les idées de ne pas y échapper. En terme plus explicite la mode (modus) s’impose de façon dictatoriale pour contrer la diversité. Or, elle puise ses inspirations dans le déjà fait. Ce n’est probablement que ça la mode ; dans le mo(n)de de la couture, il est question de collections, de nec plus ultra, de modèles (évidemment) ; pour parvenir aux objectifs de propagande, le cercle des décideurs de la mode usent plus que de raison de coups de publicité, et les marginaux qui la représente s’affublent de l’honorifique titre de créateur…/…
Le sexe - Libertinage & Luxure - Les allusions fréquentes et répétées au sexe sont bien réductives et émettrices d’une volonté à considérer la permissivité horizontale comme seul aboutissement à une relation duelle ou groupée d’ailleurs. Le sexe ; entretient cette pulsion libidinale que seul l’homme use pour tant d’autres fonctions que la reproduction de l’espèce. Tout porte à croire que la libido devient libidineuse. La banalisation de nos pratiques libertines est très encouragée par les mérites soulignés de la volupté et du plaisir charnel au détriment de la tendresse et de l’amour. À ce constat j’avance cette réflexion : « Si l’amour pur ne se prive pas de sexe, le pur sexe se passe d’amour » Pour un oui ou un non, la facilité de s’échanger dans des ébats corporels a rompu le charme des préliminaires qui faisaient monter l’adrénaline électrisée par le doute de plaie et de séduire. La banalisation du viol, la répression exercée envers les prostituées qui sont des boucs émissaires, ou devrais-je dire des brebis émissaires de choix, pour dissimuler nos vices cachés, les fameuses tournantes qui deviennent une sorte de rituel abjecte sans nulle sanction, les victimes menacées qu’elles sont s’en trouvent deux fois victime, mais la double peine pour celles là il n’est pas question de l’évoquer. La partouze, l’échangisme, le pluri partenariat, bref une manière excellente de se démarquer de l’animal ; car là, seul le spécimen humain pratique cette canaillerie étonnamment abjecte. Ce n’est parce que je dis cela qu’il faut m’imaginer tel un gourou de je ne sais quelle confession ou me traiter de fondamentaliste rétrograde et moyenâgeux, au contraire, vous aurez plus de pervers dans ces grandes familles d’influence que chez des citoyens paisibles et épris de liberté et d’amour, pas de libertinage et de salacité… /… Le gaspillage -Utile & Futile- Le gaspillage de nourriture, la perte de temps, les discours creux, les péroraisons inachevées, la consommation outrancière des énergies, les futilités en tous genres ne devraient avoir lieu que si tous les êtres vivants se suffisaient. Tel n’est pas le cas, et loin s’en faut. Dans une société constituée qui évoque à tour de bras les droits des uns et des autres, quel n’est pas mon étonnement de ne pas ‘enquérir un maximum sur les effets inattendues du gaspillage. Quelle est cette mentalité qui consiste à ne vouloir que s’occuper de soi au détriment des moi et de toi ? Si je devais exposer ce qui s’oppose à l’utile (besoin), à l’inutile (superflus), le montant des causes additionnées révélerait clairement la dilapidation dénoncée par mon propos… /… La parité -Femme & Homme- La parité peut se vanter de faire parler d’elle. A mon humble avis, il semble que ce soit trop tard de l’évoquer et de l’implorer quand l’âge adulte a pris sa vitesse de croisière. Une parité efficace doit se prépare dès le premier âge. Certes, cela oblige à modifier nos modes de pensées, à revoir l’éducation et l’espace ludique des garçons et des filles. Il demeure certain que la parité absolue ne se poserait pas si tous les individus naissaient hermaphrodites. Mais voilà, à l’époque où l’on parle de clones, de mutants et d’androïdes, qui ose suggérer une population grouillant d’êtres androgynes, certains végétaux sont bien monoïques. Mi homme, mi femme ; ça c’est de la parité. On se doit de se persuader que dans les têtes, des cerveaux chercheront encore quelques failles à cette égalité avérée. Mais avant, la clef de la sérénité devra se faufiler dans les méandres de la spéculation. Une solution parcellaire à l’obtention d’une égalité des sexes a des possibilités de voir le jour, et pour ce faire, je disais que l’éducation à son rôle à jouer, jouer, voilà le remède à la différenciation des mentalités ? Ce n’est pas une question de sexe extérieur ou intérieur, c’est une mentalité. Il faut procurer des poupées aux garçons de trois ans, des mitraillettes qui crépitent aux filles. La marelle pour les garçons et pour les filles, la dînette pour les garçons et les billes pour les filles… Dans ce brouhaha ils sauront bien échanger leurs jouets tous ces marmots. Il faudrait en amont que ces mêmes enfants voient tous les adultes en binômes comme les parents quand il y en a deux, car la représentation est faussée s’il y a quatre demi-frère de trois pères et de deux mères (il s’agit d’un exemple), ou quand la mère est mère célibataire, elle devient la symbolique de la parité en un. Lorsque des homosexuels vivants dans la même demeure (dans certains pays) obtiennent de leur administration l’adoption d’un enfant (venu du tiers monde fréquemment), enfant qui au demeurant aurait certainement tant voulu garder papa et maman avec lui, cet enfant en grandissant avec un couple unisexe chargé de l’éduquer, que dira-t-il de la parité homme/femme quand il sera adulte ? Homme et femme. Autorité et douceur… /… |
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