Jérôme Charrier...Ecrivain,pamphlétaire,essayiste,parolier,aphoriste Hors Temps Hors d'Oeuvre

PageRank

 

Page d'accueil

Éditions Bénévent  voir  "Hors Temps / Hors d'Oeuvre"

Page "Hors Temps / Hors d'oeuvre" dans les FNAC

Alapage.com

 

Jérôme Charrier

Hors Temps//Hors d'Oeuvre

Poèmes & Aphorismes

Merci de m'écrire de temps en temps pour formuler vos critiques.

Éditions Bénévent

Bibliographie

     Déjà paru    "Alacrité"      Editions Bénévent

Le présent ouvrage:    "Hors Temps - Hors d'Oeuvre" s'inscrit comme une suite du précédent livre cité. Un troisième volume se prépare pour clôturer la compilation des poèmes et aphorismes (en voici un exemple:

Quelques extraits de l'Artiste

Ce présent ouvrage porte les griffes d'un homme tiraillé et meurtri de ce que les hommes excellent à s'entre-déchirer et ses plaies invisibles se réfugient derrière l'exutoire de l'écrit.

Il ne s'agit pas d'un propos testimonial, ni d'une enquête, pas plus d'une accusation ; consentez à lire ces lignes comme une échappatoire, une moquerie invitant à des notions simples telles la sympathie et la gentillesse. Ainsi, la poésie entre en franchissant le seuil de l'émotion et de l'inattendu.

Merci bonne lecture.

Ce rien pour Une, c'est tout

Deux trois mots de présentation 

Pour ce second volet d’aphorismes et de remarques mi acides, mi sucrées, la sollicitation s’oriente constante vers une farouche volonté de voir les hommes devenir raisonnables et aimables entre eux. Il n’y a pas de scrupule, et surtout pas de honte pour cet appel, aucune érubescence ne coloriera mes joues.

Vous trouverez encore une série de poésie et chansons, versifiées ou non.

Les thèmes et les sujets ne manquent pas, certes, seul le temps pour les agglomérer s’impose en contrainte. Il suffit de maintenir son attention pour ne pas abandonner une démarche, livresque ou pas.

Une fois de plus l’aventure de la lecture et de l’écriture confirme leurs complémentarités. Rien ne saurait surpasser la rencontre entre un écrivain et un lecteur. Une complicité tacite s’installe, et réduit la pierre d’achoppement qui oppose les points de vues et les opinions, au pire elle permet (la lecture) de confronter sa foi et sa philosophie, tant du côté du lecteur que de celui de l’auteur. Une façon agréable de s’instruire réciproquement. Ajoutons à ce tout la charge émotionnelle, et nous voilà redynamisés vers des lendemains que nous voulons sûrement plus équitables pour tous.

Il me semble de même que l’écrit retrace la grandeur d’une langue et gratifie sa verve et sa musicalité.

Les poèmes 

S’adonner à la versification ne vient pas naturellement, ce goût de la rime et du vers, enrobant la prose de finesse prête à l’imaginaire des images proches de notre sensibilité originelle. Pour que l’envie naisse dans cette démarche, dans ce genre littéral, il faut avoir été imprégné de prédécesseurs qui ont élevé la poésie à son ultime pouvoir de fascination ; car aimer le verbe, c’est tout simplement aimer la vie, malgré ses détresses et ses douleurs. La poésie transmet l’amour du poète.

Les aphorismes 

Comme dans mon précédent ouvrage ils s’inspirent d’un quotidien aussi varié que répétitif. J’insiste en précisant que certains peuvent vous paraître familier, avec un semblant de déjà vu, lu ou entendu… Est-ce une approche de l’évidence qui nous cerne ?

 Epigraphe 

 Ici, vous pénétrez dans le monde des signes raboutés, agencés, unis, réunis, assemblés, qui vont porter des humeurs contradictoires ;contradictoires parce que rédigées dans des périodes de temps étalées,et donc formulées dans des états d’appréhension dissemblables. L’événementiel  infléchit les réflexions selon le lieu, l’endroit, l’heure, le climat et les déceptions inhérentes et afférentes à notre sort si aléatoire. Fasse que cet ouvrage donne de l’élan à quelques uns d’entre vous, de prendre la plume…

 

Cliquez ci dessous

Réflexions sur les " HORS " ( sujet du livre )

aphorismes

Pensées & libre cours …

La Foire d'empoignes

 

Poèmes

Répertoire  (cliquez sur le titre désiré)

 

Liberté je te garde  /  Huitain aux jours de la semaine qui vont et qui passent …  /  Paix  /  Maurice  Penseur   /  Grand l’enfant

  Les 7 péchés capitaux  /  Océane  /  Quand le temps s’effiloche   L’intégré désintégré  /  Le non portrait   /  Madrid

  Mieux qu’un œil de  verre

 

..................................................

.

 

Liberté je te garde

 

Quand j’étais un petit garçon

J’affectionnais la liberté,

Je ne voulais pas de leçon,

De l’école j’ai déserté.

 

Pour parer à l’indiscipline,

Que j’affichais déjà précoce,

Il a fallu que je m’incline,

Face à mon père au ton féroce.

 

Ma mère, qui étais dévote

M’a dit : « Tu seras pensionnaire »,

Sans isoloir pour que je vote,

Je vins au petit séminaire.

 

A coups de règles et de piquet

Je dus me faire une raison,

J’appris, en vrac et en paquet

Le verbe et sa déclinaison.

 

Très vite je développais

Le sens de la dérision,

Aussi je déclarais la paix

A la guerre de religion.

 

Je cherchais donc un bon support

Pour proposer ce beau message,

La musique vint en apport,

Et je la saisis au passage.

 

Mon père, ce conciliateur

Expliqua ceci à ma mère :

Que la vocation de chanteur,

Peut rendre la vie moins amère.

 

Ma mère respecta mon choix,

Et, après sa bénédiction

Je travaillais le chant, la voix,

En prenant des cours de diction.

 

Plus que jamais la liberté

Restera toujours mon modèle,

Si j’ai laissé la puberté

Je resterai toujours près d’elle.

1982

Haut de page

............................................................

 

Huitain aux jours de la semaine qui vont et qui passent …

 

La Lune t’apportant son soutien cher lundi,

Mardi se devait bien la protection de Mars

Dès lors pour mercredi, c’est Mercure brandi

Jupiter pour jeudi et ses voisins épars.

Vénus le vendredi s’égaie d’enluminures,

Saturne samedi, extrait maintes tournures

Pour que dimanche soit par le Soleil relui,

Et les astres qui vont… Le temps n’est ce pas lui ?

(Non daté)

Haut de page

..............................................

 

Paix

A toutes et à tous

 

Je ne peux et ne pourrai sur cette terre,

Me réjouir, me satisfaire, me complaire,

Mal de cette espèce qui honore la guerre,

Prônant l’horreur et le combat en exemplaire.

Je voudrais discuter avec les signataires

Qui ont conçu ces cons, les accords de Genève,

Et qui se sont faits fort, ces preuxs parlementaires,

D’écrire un règlement de la guerre où l’on crève.

Je ne les connais pas ces drôles de bailleurs,

Pourtant ils ont osé réglementer la mort,

Dans un pays, je crois, où vont les tirailleurs

Partout, saut au combat, plagiant un matamor’…

Des gens endimanchés, dans le coton, le feutre,

Ecoutent les stratèges et leur sens tueur,

Ça me paraît aisé, quand on s’affiche neutre,

D’ignorer sans les voir le sang et la sueur.

Il faut se rafraîchir la mémoire et le reste,

Et rappeler ici que les cibles vivantes

Vont grever de partout, et ne courront plus preste

Se faire trucider au front des épouvantes.

1986

Haut de page

 

.............................................

 

Maurice

Mon grand ami de toujours

Il connaît le langage commun, le paillard

  Et il n’en use pas, c’est là sa convenance,

 D’un aspect général je le perçois gaillard,

Il signe par cela toute sa provenance.

 

Si ton chemin un jour le croise d’aventure ;

Tu croiras voir un ours, un grizzly, un molosse, 

Quoiqu’un peu réticent face à sa devanture,

N’aie pas peur d’adresser quelques mots au colosse.

 

Je le sais pur et dur, et pas trop orthodoxe,

Généreux, attentif, ainsi que très courtois,

Par conséquent je vois là un beau paradoxe,

Un moyen radical de nous laisser pantois.

 

L’apparence ma foi, s’avère très trompeuse.

Cela pour débouter au loin l’à priori,

Sans manière guindée et parole pompeuse,

Lui et moi sur ce fait, qu’est ce que nous avons ri !

 

Me faisant un devoir de t’offrir quelques vers,

En revanche du sort et de notre amitié,

Pour effacer d’un trait tous les mauvais revers,

De sorte que jamais nous ne fassions pitié…

7 août 2004

Haut de page

 

 

..............................................

 

Penseur

 

Les poètes ont dit ce qu’ils disent encore

Depuis que les Grecs connurent l’égrégore,

Quitte à s’enfuir à la première remontrance,

Avec les meilleurs vœux des penseurs d’outre France.

Quand le penseur indépendant se manifeste,

Qui gêne, qui sature, emmerde et puis du reste,

Au nom du peuple dans son fiel s’exprime en prose,

Ça ne nous fait pas voir la vie tellement rose.

Je me demande si le penseur psychologue

Peut se pencher sur le cas de Vincent Van Gogh ?

Si oui ! Est il possible que son diagnostic

Soit diffusé ? Est-ce que cela vous pose un hic ?

Moi, l’Ardéchois, je fais un clin d’œil au Sétois

Quitte à prendre le risque de laisser pantois

Ses vieilles relations, et aussi les penseurs

Qui par leurs accointances sont souvent censeurs…

Pense penseur, sur les quoi, les quand, les comment,

Ta postérité sera sur un monument.

Mais que penses-tu parmi tous ces patronymes,

Qu’il en soit tant et tant qui meurent anonymes ?

Le paléo cortex loge dans tous les crânes,

La pensée appartient aux génies et aux ânes,

Les caractéristiques de l’universel

A certains peuvent enlever le goût du sel.

Quoique vous supposiez votre prédominance

Est un leurre de plus, qui bouscule, qui tance,

L’intellectualité reste l’invention

De ces prétendus maîtres de la convention.

Sans mettre une terminaison, et sans conclure,

Je vous dis : « Grand bravo ! » ; j’enlève mon galure ;

Par ce geste courtois ma tête dénudée

Pourra faciliter la pensée déridée

1985

Haut de page

 

.......................................................

 

Mieux qu’un œil de verre

 

Pour vos attraits beautés, quand vous vous harnachez,

Vous croisez des regards, forçant l’admiration ;

Et pour vous décorer, vous vous équipez chez

Des marchands d’apparats, et sans modération…

 

Or, vous vous contentez, de quelques pacotilles,

Car quand on est jolie, on peut porter du toc,

Cependant un amant, ignorant ces vétilles

A cœur fendu s’ouvrant, accusera l’estoc.

 

Pourquoi se démunir, vider son compte en banque ?

Alors que pour ravir la vue d’un saltimbanque

Vous pourriez vous passer de bimbeloterie…

 

Croyez je vous en prie, que vos yeux pétillants,

Ornés de leurs éclats, sont beaucoup plus brillants

Qu’un collier rutilant fait de verroterie…

1985

A la grâce féminine qui jaillit à tous les coins de rue…

Haut de page

 

..............................................

 

Grand l’enfant

A  

Prune

Leïla

Mulhan

 

Le sort de chaque petit homme,

Qui grandissant quand part le jeu,

De son enfance va tout comme

Un véritable désaveu.

 

Et grand l’enfant regardera

Des bambins jouant turbulents,

Les rythmes d’un grand opéra

Dès lors pourront lui sembler lents.

 

L’enfant que l’envol de l’oiseau,

Dans son essor superlatif ;

Voit le ciel fendu en biseau,

Dedans son œil contemplatif.

 

Mais grand l’enfant qui étonné ;

En s’esquivant de la marmaille,

Mirera le sol bétonné,

Si gris qu’aucun reflet n’émaille.

 

L’enfant que le jeu primordial,

Eveille vers la découverte,

En surgira un jour cordial,

Epaté, et la bouche ouverte.

 

Et grand l’enfant se retournant,

Vers son passé pas si lointain,

Sourira voyant un enfant

Pressé d’être grand c’est certain.

 

2000

Haut de page

 

................................................

 

Les 7 péchés capitaux

 

Fidèle à la flemme, jamais il ne s’empresse,

Le cossard dit toujours qu’il n’y a rien à faire,

Le sens de l’effort, ce n’est pas son affaire,

Ce grand fainéant, alors, s’adonne à la paresse.

 

Et quand un vaniteux, fort de sa suffisance,

De son air prétentieux, ne fera pas le deuil,

Ampoulé de son moi, il manquera d’aisance,

Etouffé sous le poids de son immense orgueil.

 

Si l’on n’abuse pas en faisant bonne chère

C’est un bienfait ainsi, il faut qu’on se le dise,

Mais s’empiffrer, bâfrer, autant qu’un phacochère,

Supplante le plaisir par de la gourmandise.

 

La chair pour de la chair quand le vice s’ébauche

Rend à l’acte lascif un mélo de mixture,

Dans la lubricité s’exprime la débauche,

L’amour est délogé quand rôde la luxure.

 

Vénérant son argent, le pingre, le rapiat,

Grignote du pain sec, sans vin dans son calice,

Et se meurt à l’idée qu’un soir un galapiat

Lui chipe tout son or, figé par l’avarice.

 

Parfois l’ire surgit dans un emportement ;

Et nous savons qu’elle est mauvaise conseillère,

Signe que le courroux, comme comportement,

Se produit de partout, et se nomme colère.

 

Lors qu’il ne se complaît, en toute circonstance,

Désireux et poussé, en sorte de survie,

Le jaloux mire tout avec insistance,

Tant il est tenaillé par sa constante envie.

2004

Haut de page

..............................................

 

Océane

-Réparation-

 

Océane, qui, désirée,

Sous la coupe de deux cœurs,

Ne vint jamais.

Que tu dois m’en vouloir

De n’avoir vu le ciel ;

Et son azur, et ses nuages.

Océane, qui, voulue,

Dans l’hymen

Ne vit le nid…

Que tu dois me maudire,

De n’avoir pu, accompagné,

Te concevoir,

Alors que la tendresse,

T’attendait ici ;

Alors que tes joues rosies

Purent esquisser un sourire,

Un sourire,

En récompense, en don,

Cadeau sublime qui

Dans l’inconnu dort…

Par amour,

En son nom,

Déchiré, rompu,

Je te sais là ;

Et seul,

Je regarde l’océan,

Qui rage,

Ecume…

Comme tu me manques,

Tu ne seras née,

Que dans un désir,

Non achevé,

Que dans des mots,

Des mots dits,

Et tu ne viendras pas,

J’attends en vain,

Naïf,

Imbécile,

Mais je te porte,

Tu existes un peu,

Souffle, veux tu,

Un peu de vent,

De l’océan…

Océane…

 

1994

Haut de page

............................................................

 

Quand le temps s’effiloche

 

On ne s’avoue que rarement sinon jamais

Tous les torts cumulés, et toutes les erreurs,

Je sais que dans ma vie, fréquemment je pâmais

Pour que se stratifient mes profondes terreurs…

Car regarder dans le miroir des révolus,

Emplis de ces brumes que sont les jours finis,

Que les beaux énoncés arquent les dévolus,

Récompensant le temps en instants infinis.

En traversant l’éther, en s’usant un peu plus,

Bravant les neurones, ça confirme l’usure,

Et les cris étouffés, aux râles en surplus,

Ne se détournant pas à la moindre césure.

Ne nous alarmons pas ! Des souvenirs vivaces,

Empreints de nostalgie, ne peuvent se décrire,

Comme les pitreries, les mimes, les grimaces,

A l’enfance laissés, pour aider à sourire.

Et après l’au-delà, sur le marbre dressé,

Les regrets éternels s’affichent à leur tour,

Ce combat de l’oubli, quand le cœur est pressé,

Pleure sur le passé, en lorgne le contour.

 

1996

Haut de page

....................................................

 

L’intégré désintégré

A Morad

 

Quand il s’en costumait beau comme un coq en pâte,

Le bouc élevé, et plus fier qu’Artaban

Le pli au pantalon, et le col qui épate

Avait-il oublié le burnous, le turban ?

 

L’excès illimité d’un personnage entier ;

En noblesse de cœur, en furie raisonnable

M’a inspiré d’aller emprunter son sentier,

Sans préoccupation du grand et du minable.

 

Il amenait partout la fête, la nouba,

Tant que son entourage interloqué, baba,

Pouvait s’émerveiller de sa jovialité.

 

Insoumis, libéré des fortes injonctions

Aux bons conseils d’amis, refusant la jonction,

Dissolu, il partit dans l’irréalité…

 

Pour sa perle de fille Aziza

1995

Haut de page

.............................................

 

Le non portrait

 

Le cul sur une chaise,

Pour m’installer à l’aise,

Sans vous importuner, soyez en assurée,

Et tracer le portrait

De votre bel attrait,

A la plume chargée d’encre non azurée.

 

Seulement votre absence

A rompu la séance

Du dessin proposé par votre dévoué,

La chaise sans mon cul,

La plume en recul,

Laisseront au tableau un blanc inavoué.

 

Assis sur une chaise

Lisez cette foutaise ;

Et respirez à fond, imaginez la toile,

D’un portrait sans visage,

Annonçant le présage

D’un firmament obscur, sans lune, sans étoile…

 

1978

Haut de page

..............................................

 

Madrid

Le 11 mars 2004

 

S’il est un endroit, un lieu, un domaine,

Où la barbarie, la folie humaine,

Atteint notre cœur, notre liberté,

En Espagne il a touché la fierté.

 

La fierté qui dit : « Je t’aime Madrid ! »,

Soutenant l’ardeur nommée par Corneille,

En l’honneur du Campeador  le Cid,

La Navarre sait que la France veille.

 

L’amour fraternel pour la Madrilène

N’est pas un vain mot, une politesse,

Dans la déchirure de la Chimène

Du Castillan naît la délicatesse…

 

Qu’il se cache ou pas, se terre, se vante,

Le poseur d’engins apocalyptiques,

Ses inspirateurs de mort innovante,

Aux glaives seront en deuils elliptiques.

 

Royaume d’Ibères et de Catalans ;

Et les Andalous, mais aussi les Basques,

« Hombres », gardez toujours vos beaux élans,

Gardez aussi vos rires sous les masques…

 

Trésor valant celui d’Ali Baba,

Le grand Art Mauresque qui amadoue,

Aux vues de la Mosquée de Kaaba,

A grenade, Séville, et Cordoue…

 

Magnificence des erreurs commises ?

En grand pardon d’Orient et d’Occident,

Que même les musiques s’y sont mises,

Quand du silence part un incident …

 

Et toi Madrid, qui, dans ton cénacle,

Régale de la paella l’Espagne,

En élevant plus haut que le pinacle

Juan le Roi, qui tout seul, t’accompagne…

 

J’épouse ta cause dans tes douleurs,

Ville de parfums, à l’accent chantant,

Je pleure tes morts, j’appartiens aux leurs,

Et la France le pense tout autant…

 

- Envoyé à son Excellence l’Ambassadeur  d’Espagne à Paris -

Lire la réponse reçue en cliquant ici.

12/03/2004

Haut de page

……………………………………………………….

 

 

Pour quoi un tel titre ? Et pourquoi pas ?

« Hors »

Hors

J’entends le dehors et l’extérieur dans son usage familier et trivial. Il marque aussi le caractère d’exception d’une situation ou d’un état d’âme. Il sert l’originalité et la spécificité. Une manière particulière de se distinguer et de distinguer l’extérieur de soi.

Hors  ce n’est pas dans. Cela valait quelques réflexions en hors.

Les hors, considérés à tort, méritaient un détour, et une réconciliation avec nous.

Hormis l’aspect de rejet ou d’imperfection qu’ils expriment, je vous invite à reconnaître leur utilité insoupçonnée. La liste qui vous est présentée ne se veut pas exhaustive, elle permettra de se rendre à l’évidence de sa présence fréquente. Et qui saurait le nier ? Incontournable !

Cet étalage sur le thème des « hors » ne se veut ni prétentieux, ni en concurrence avec une supposée nomenclature sur la question.

Je commence par le commencement, et voici de fait le premier des « hors », précédant toute une série, incomplète, je le répète :

Hors-d’œuvre 

Sa sémantique me plait, car si le hors-d’œuvre dans son sens littéral mentionne qu’il s’agit d’un passage d’un ouvrage dont on peut se dispenser (comme cette démonstration que vous lisez maintenant), il dit pareillement pour ce qui concerne la table ; en effet, le hors-d’œuvre ne s’avère pas indispensable lors d’un repas.

Hors concours 

Ce livre doit sûrement ne pas pouvoir se présenter à un concours de quelque nature. Le plébiscite, n’importe comment, appartient au lecteur. Ce qui veut dire que le concours ne nécessite pas de concourir. Je ne voudrais pas que l’on dise de moi : « Regarde le con courir ! ». En somme, paraître hors concours revient à un peu de liberté. Et qui plus est, cela peut éviter de prendre une veste.

Hors pair 

Tout ce qui semble hors pair se revêt d’un caractère exceptionnel, d’une grandeur manifeste ; et tout ça chargé de tonalité marginale, peu répandue, si ce n’est peu admise. Le hors pair quand il s’impose sans ridiculiser les communs, tout au moins se distingue. La qualité des prouesses du hors pair influe sur les disciples de tant de disciplines.

Hors-jeu 

La triche n’est pas jeu, et peu s’en faudrait qu’un jeu sans déviance n’en soit plus un. Hors jeu sort du contexte du jeu en entrant de plein fouet dans le ludique. Le hors-jeu ne serait il pas la réalité ? Si d’aventure cette possibilité s’avérait erronée, alors le hors-jeu s’inscrirait dans la modalité journalière tout simplement.

Hors-sol 

Jamais je n’ai entendu ce vocable, ailleurs que concernant des piscines particulières. Hors-sol paraît une invitation à voler de ses propres ailes, ou mieux, qui plus est, hors-sol ressemble à un rêve. Ici toutefois ; je ne vais pas prétendre user de ce hors-sol le premier. C’est si joli hors sol.

Hors d’eau / Hors d’air 

Dans le jargon du bâtiment, ces termes confirment que le toit et les occultations extérieures sont effectués. Ce n’est pas pour autant que l’édifice devient habitable, malgré cela, s’il pleut ou s’il vente, en vous engouffrant dans les lieux, vous serez bien hors d’eau et hors d’air.

Hors question 

Le hors question vilipende jusqu’à la question même. Il se révèle tel un interdit catégorique.

En ce qui me concerne, il est hors question qu’il soit hors question. Une question éludée n’est pas hors question, elle devient simplement non posée. Car il est évidemment hors question d’omettre cette question.

Hors travail 

Hors travail devient si commun, si fréquent, que par endroit, cela ressemble grandement à une distinction. Seulement, cet honneur du travail se raréfie… Les activités juteuses hors travail pullulent et abondent. Le travail ne serait-il plus la référence honorable du statut soit disant social… !!!

Hors texte 

Le hors texte sans négliger le sujet du texte dont il se réfère, se repère par une photographie, un dessin, un son et j’en passe. Le hors texte en bande dessinée prend généralement une page complète et insiste sur le cours de l’aventure dans laquelle il se trouve. Alors le hors texte n’est pas éloigné du thème, du sujet comme dit précédemment.

 

Dehors 

Etant hors d’ici vous êtes bienvenus dehors. Le dehors a une dimension spirituelle et transcendante, le dehors ne se contrôle pas et ne se localise pas. Il existe avec pertinence sans ne jamais se montrer. En dehors de cette considération, que pouvoir dire de plus ? Peut-être qu’il ne fait pas si froid que ça dehors, qu’en savons nous ? On l’oppose au-dedans et c’est pour cela que nous disons onc : « Je suis rentré dehors ! ».

Hormis 

Excepté hormis qui s’écrit en un mot simple, tous les hors sont composés. Il fallait bien qu’un se marginalise pour les représenter en bloc. Hormis devient le plénipotentiaire de la valeur unitaire des hors. Sacré hormis va !

 

Haut de page

…………………………...............................................................…………………………….

 

 

APHORISMES & RÉFLEXIONS

 

Parade

Puisqu’il m’a été dit plusieurs fois « Observe et tais toi ! », en réponse à ce conseil j’observe et j’écris.

Prévaricateur

Franchement, la prévarication ne se sanctionne pas au dommage moral, pas plus d’ailleurs qu’à la hauteur du préjudice causé. Rageant !

Libéré

Au début, je croyais être libre, plus tard, je devins libertin, aujourd’hui, j’aurai tendance à me qualifier de libertaire.

Genre & Sens

La vérité n’est pas le genre féminin du mot vrai, tout autant que le féminin de vrai doit sûrement être le mot réalité.

Chimérique

Si j’avais énoncé à mon entourage que j’envisageais enfin de saisir le crayon en vue de l’édition, il m’aurait traité de songe-creux.

Romancier

Le romancier distribue des fictions inspirées de la réalité. Si le roman plaît-on le doit à la perspicacité de la plume captivante, qui sait ( ?), enchanteresse de l’écrivain.

Les Statistiques

Elles ne présentent qu’un avers à l’instar d’un mur.

Vantardise (citation) 17/03/2003 -Dominge-

J’ai été un monstre de guerre sur la porte-avion de la chair.

Le Voile

Celle qui se voile se dévoile en fait, alors que celle qui montre son doux minois ne se dévoile pas. Appréciez ! Voilà un paradoxe non voilé.

Tyran

Le despotisme de quelques uns écrase l’engouement de beaucoup d’autres.

Théâtre

Dans le théâtre de la vie les actes se suivent, les scènes se succèdent, et quand tombera le rideau personne n’applaudira, parce que les acteurs sont les spectateurs.

Surseoir

Je préfère surseoir à messeoir et m’asseoir.

Indulgence

L’hébéphrénie s’excuse, pas la colère.

Caciques

Les caciques, bien que minoritaires, font parler d’eux, et se placent au-devant de la scène.

Tafia

Je n’en boirais pas dix à la suite, cul sec.

Idioties

Des idioties s’écrivent sur papier vélin. Outrage.

Fricatif

Quand les fesses foisonnent, quoique vous fissiez c’est fricatif.

Dilapidation

Lorsqu’une réussite technique ou scientifique surgit, le monde ne tarde pas à le savoir. Lorsque l’échec s’avère bien là, silence. Avec le pécule des imposables, on peut envoyer quelques millions de dollars s’écraser sur Mars. Y a-t-il eu licenciement, ou blâme ?

Parcimonie

Il en faut à beaucoup d’entre nous pour économiser des bouts de chandelles.

Loucherbem

Le jargon, c’est comme le patois, si tu ne l’as pas à la maison, aucune chance de le comprendre, et à fortiori, de le parler.

Style

Nul besoin d’appartenir à un genre pour avoir du genre.

Sommelier

Je ne fréquente pas assez cette profession. A la vôtre !

Excuses

Mes plus solennelles et obséquieuses excuses, mais je ne lis presque plus ou si peu, depuis que j’écris.

Egalitariste

Il semblerait que je le sois. Mais seulement pour la condition de vie. Vive les contrastes.

Parité

Plus on en fait état, mois elle existe ; au profit de la disparité qui, elle, n’a jamais été mise en question.

Tohu-bohu

Mon père se plaisait à ce substantif. Maintenant je prends le relais sans confusion.

Charybde en Scylla

Cette résonance, je la dois encore à mon paternel, et je me lasse plus de sauter du coq à l’âne.

A propos

La présomption d’innocence fut elle admise, occulte-t-elle la supposée culpabilité ?

Crisser

Quand un pneu crisse, il y a une mauvaise adhérence.

Quand un peuple crisse, il y a une bonne aberrance.

Logomachie

Parler dans le vide ou écrire des âneries. N’est ce pas répandu ?

Contre (à la Guitry)

Eu égard une relation copulative sous l’alcôve, je ne suis pas contre d’être contre.

Plaire

L’idée que l’on ne puisse pas plaire à tout le monde ne doit pas effacer celle qui assure que l’on ne peut pas déplaire à tout le monde.

Autisme

Je deviens horripilé quand une personne atteinte de troubles autistiques est qualifiée

d’« autiste ». Un état pathologique ne se substitue pas à la nature de l’homme.

Perfectibilité

Avec de la volonté partagée le sort de l’humanité deviendra perfectible.

CQFD

Ce Qu’il Faut Dire, c’est : Ce Qu’il Fallait Démontrer.

Mot (évoqué dans « Alacrité »)

Serviteur articulé de la pensée.

Cognition

L’avidité et la curiosité aident à la démarche cognitive.

Profit

Qu’il soit bien ou mal acquis, il ne profite jamais à ceux qui n’en font pas.

Vahiné

Un collier de fleurs, une danse déhanchée, la vahiné mérite qu’on lui foute la paix.

Mentor

Le mentor, quoique bienvenu, ne doit pas se confondre avec l’égérie.

Mal loge

Dans la rubrique mal loge, certains n’ont même pas un cagibi pour recevoir des convives.

Berceuse

Les paroles ont une moindre importance, la mélodie suffit.

Malavisé

Parmi quelques décideurs l’abstention du propos éviterait leur discours malavisé.

Clochard 

Les clochards ont cédé le patio de leur immense toit sans tuile aux SDF.

Lexicologue 

En espérant qu’avec les significations et interprétations libres et aérées qui lui sont étalées ici, il puisse trouver matière à réfléchir. A mon tour, j’analyserai ses conclusions.

Maintenant

Si vous tendez l’oreille et prêtez un peu attention vous ouïrez cette troncation :

« Main-nant ! ».

 

Haut de page

......................................................................................................................................

 

 

Pensées & libre cours …

 

- Pour préparer l’avenir, il faut satisfaire le présent.

- Les hommes de droits ne servent à rien quand les hommes sont droits.

- L’entêtement gêne la persévérance.

- La rareté d’un événement a deux effets ; ou il sombre dans l’oubli, ou il s’inscrit dans la postérité.

- La balance de la Justice penche plus d’un côté que de l’autre, allez savoir lequel ?

- Les hommes usent de langages très variés pour exprimer les mêmes émotions.

- Je m’interroge sur l’inconnu, sans pour autant me contenter du connu.

- Résoudre une problématique permet de s’atteler à un autre questionnement.

- Le déjà dit différemment formulé s’affuble parfois du manteau de l’originalité.

- Quand la créativité est méprisée au profit du fait et du refait, soit il s’agit de protectionnisme rétrograde, soit une fois de plus, l’avidité d’une poignée de gens anéantis les espoirs créatifs d’une foule d’autres gens.

- Dès qu’on naît, on ne naît plus. On ne naît qu’une fois.

- Dans la famille des omnivores, je suis un végétarien qui mange de la viande.

- Si le chien est fidèle à son maître, le chat est fidèle à sa quiétude.

- Le combat des idées s’avère plus dommageable que l’union des points de vues.

- Je félicite ces pompiers qui en prenant des risques, se mobilisent pour extraire un chat coincé sur une gouttière, une chéneau.

- Bien des petits hommes ont peur du noir, bien des hommes sont noirs de peur.

- Si le destin est écrit, le livre de ce dernier n’est ni imprimé, ni édité.

 

Haut de page

 

…………………………………………………………………

 

 

Remarques sur des comportements et des modalités contemporaines, qui ne datent pas d’aujourd’hui, contrairement à quelques avis. Comment faire pour ébranler nos habitudes ?

 

La Foire d’empoignes

 

Et si les super bien intentionnés du devenir de la France, (mais surtout des français, car, que serait la France sans français ?), oui, si ces maîtres de la suggestion, de la proposition, de l’idée, de la marche à suivre, enfin, tous ces acteurs avec leurs arguments catégoriques en réponse à toutes les carences et lésions sociales, oui ; tous ces volontaires de l’engagement ne feraient-ils pas un sacré événement en s’associant et cooptant toutes leurs compétences et expériences ? Là, ce serait un scoop.

L’union fait la force, à ce que les beaux penseurs du dimanche disent. Pourquoi faut-il tant de chamailleries ? Les principaux intéressés doivent avoir une grosse dose de lassitude à regarder ceux qui les aiment tant ; se quereller tellement la place doit être chaude ???

Dans la cour des « grands », se disputeraient-on comme dans des cours de récréations ?

Evidemment les plébiscitaires de la divergence proclameront haut et fort que l’adversité et la polémique aident à l’avancement de tout processus. Je conçois que notre éducation s’étaye sur ce principe de mise en compétition de points de vue, mais aussi d’audace ? Et, fort de ce que cette liberté d’émettre un vœu s’est installée en moi, je demande :

« Pourquoi ne pas changer réellement la donne ? »

La crainte du parti unique doit rappeler notre triste épopée humaine, pourtant je ne dis pas ici que nous ayons à penser uniformément, au contraire, je demande à ce que tous soient entendus, à l’avantage de l’ensemble des individus qui composent la collectivité. La liberté, vaut cet effort de consensus, pas de compromission. Plus les avis seront pris en compte, moins les exaltations et les passions envahiront l’espace relationnel. La métonymie désincarnée qui dit que la France avance, sera fatalement jetée aux oubliettes, et remplacer par une métaphore pleine de sens qui clamera que les français avancent. Cela valoriserait le peuple, et à n’en pas douter, l’enthousiasmerait. Et puis, pourquoi encore ne cesserait pas la critique systématique ? A les entendre, quand ils prennent la parole, ils savent toujours mieux que leurs interlocuteurs.

Allez, dédramatisons le discours, et en copiant les peuples dits « primitifs » ; oeuvrons ensemble ; sans se mettre sur la gueule. Quand les apostats cupides n’appartiendront qu’aux souvenirs de l’espèce, la plausibilité d’un monde meilleur poindra. Aucune argutie ne saurait convaincre du contraire, et par l’union des opinions diverses, l’optimisation du confort terrestre des composants de l’humanité ne se posera plus. Sacré chantier en perspective.

A bien les entendre, les politiques au travers de leur carrière, préconisent des solutions globales à nos soucis, et ces solutions (désolante constatation) ne confortent qu’une ultra minorité, moi, je suis persuadé que si une minorité manquait de revenu pour subsister, la masse n’éprouverait pas de difficultés réelles et tangibles à pallier à son besoin de vivre dignement et décemment, or, nous observons le contraire. Qu’à donc le pouvoir de l’argent de si attrayant qu’il en divise les hommes ?

La foire d’empoignes tourne autour de ce sujet. Normalement, la tâche politique devrait s’exercer bénévolement, ce qui permettrait de rémunérer les donneurs de leur temps et de leur énergie à ceux et celles qui se désintéressent de l’appât du gain précisément.

L’enfant

L’enfant est le maître du sort humain potentiellement, seuls ses aînés débloquent.

Cet être si étonnant qui malgré lui motive les ardeurs et les contrats sociaux. Il représente le présent et le futur. Sa prétendue ingénuité le cantonne dans un statut réductif ; alors qu’à bien y regarder de près, il porte toute l’inspiration qui manque aux adultes et aux parents.

L’enfant rapproche plus qu’il n’éloigne, il est l’exemple à suivre. Exempt de tout à priori, sans nul jugement quand la différence le côtoie, car il est la différence. Il se fout éperdument des considérations bassement matérielles, il partage sans complexe, et ses jeux, et ses goûters, et ses rires, et ses pleurs. En père que je suis, je n’ai jamais su quelle attitude adopter, aussi par ignorance, j’ai dû apprendre à dire : « Oui ! », à dire : « Non ! ». Et si l’enfant n’existait pas, existerions nous ? L’enfant doit nous inspirer, il ne fait pas la guerre, il ne fait pas de politique. Il a une tendance irénique et désintéressée. L’enfant fédère sans préméditation et sans ségrégationnisme.

Son attitude séante devrait inciter l’adulte à lui léguer les pouvoirs.

Pas besoin de cursus, de curriculum vitae, d’expérience pour devenir un insigne exemple.

Son intelligence pure, non entachée de fourberie le pose en idéal. Mais voilà ; les tenanciers du manège infernal ne peuvent que s’insurger à l’idée de se voir débouter et détrôner par des culottes courtes. Pas question de rétrocéder les rênes à des justes parmi les justes.

Pendant ce temps, l’enfant jouit du jeu, et c’est tant mieux pour lui qu’il lui reste encore ce champ d’épanouissement. Cependant un problème éthique concernant la caste des adultes va à l’encontre de la direction que nous devrions emprunter, nous ne pouvons plus laisser faire ces négriers immondes et sans scrupule qui exploitent les enfants un peu partout sur la planète, et parfois plus de près de chez que vous ne voudriez le supposer. Commençons par circonscrire ce fléau que même les fauves de la jungle (la vraie), ne sauraient ancrer dans leurs mœurs animales. Il apparaît que moins l’on est enfant plus on est con. Inverser nos mentalités aurait un étonnant résultat. Cela présagerait d’une paix sociale sans distinction de qui est qui ?

Contact

Haut de page

Page d'accueil