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Demain peut-être;
si les intérêts
privés
cessent de bafouer l’intérêt
général.
Demain doit être pour
que la vie puisse devenir saine pour toute espèce
vivante.
Car & Ni,
Demain peut-être ?
Tout s’arrêtera
si nous ne réfrénons
pas nos dilapidations outrancières
et égoïstes.
Demain doit être
une sombre perspective si la raison se laisse emporter sous la férule
de l’hystérie
et de l’ardeur guerrière
de quelques illuminés.
Or & Donc,
Demain peut avoir un sens.
Et & Ou,
Demain doit avoir la capacité
d’accueil pour les générations à venir, dans
la parcimonie et la quiétude.
Mais,
Demain, ça
se prépare,
et sans volonté
commune de voir demain serein, que sera demain ?
Ce livre aborde des thèmes divers et répandus. Il (ce livre)
expose en vrac et sans ordre apparent les aspects courants et coutumiers de nos
héritages culturels, linguistiques, dogmatiques et philosophiques. Il (toujours
ce même livre) se livre si j’ose, à survoler les mutations visibles et lisibles
du craquement et de l’étiolement des tendances à rompre avec le passé, à éluder
notre mémoire humaine, ce pour se démarquer et innover pourrait-on croire.
Mais avant de développer les divers chapitres à venir, je
m’autorise à vous faire part de mon sentiment expectatif sur le genre humain en
rappelant ce qu’il en est de son mode de pensée permanent dans son élaboration
mentale. Ainsi, à la fin du XIXème siècle, les scientifiques étaient mordicus
certains de l’aboutissement de la science, les savants de toutes les disciplines
s’accordaient majoritairement à la thèse de la complétude des diverses
disciplines qu’ils représentaient, en marginalisant (par la dérision et la
moquerie) ceux qui avançaient un point de vue plus raisonnable et plus prudent.
La certitude émise par l’aréopage des scientifiques
orgueilleux et notoires de l’époque, soutenait deux convictions aujourd’hui
jetées aux oubliettes de l’ignorance, notamment ces deux flagrantes idées
(maintenant obsolètes) que plus lourd que l’air ne pouvait voler, et que plus
lourd que l’eau ne pouvait flotter. Nous savons ce qu’il en est exactement. De
nos jours les collégiales scientifiques opèrent de la même façon, car leur
orgueil (eux aussi) les réduits à ne pas admettre que ce qu’ils ignorent
transcende leurs connaissances. De là à penser que les expériences décevantes du
passé ajoutées aux erreurs cumulées ne servent pas ou si peu les générations
montantes, les jeunes premiers fraîchement dotés de leur diplôme ne s’inspirent
guère des bêtises sur lesquelles leurs aînés ont buté, et préservent cet état
d’esprit archaïque qui dit que le savoir est complet. Là encore, les chercheurs
aventuriers et humbles demeurent à l’écart de ces parterres s’offrant la
notoriété et la parole de sagesse avec une dose prétentieuse qui n’échappera pas
à quelqu’un d’attentif…
Quand la conjonction coordonne ses subordonnés.
Méditons donc sur ce qu’un grand esprit a dit:
« Mieux vaut instruire l’enfant que de lui amasser des
biens ! »
Introduction
Le sujet de cet essai s’inspire du décalage qui pénalise
l’équilibre de l’humanité, il veut exhorter les pays sur consommateurs à
réfréner leur gaspillage et à envisager de partager les ressources que la
planète met à notre disposition.
Je vous rappelle ici, que dans les nations dites riches
auxquelles nous appartenons, sont les championnes de l’inutile et du futile, ce
aux regards révoltés et dépités de la majorité de l’humanité. Nous serions de
l’ordre de quinze pour cent de la population mondiale à dépenser quatre vingt
pour cent des richesses. Ces données approximatives je vous l’accorde suffisent
toutefois à réagir, et vite, sinon, demain peut-être noir et apocalyptique,
demain peut-être sans lendemain. En deçà des considérations morales ou
chrétiennes, amenons ce que d’aucun appelle l’humanisme sur le chemin de la
raison. Qui plus est, au sein des populations riches, un « quart monde » végète
et survie, sans que ceux qui dilapident à tout va n’en soient affectés
nullement, le tout dans l’indifférence générale.
Celui qui cita : « L’humanité
se refait à chaque génération ! »( ?),
comprit le genre humain.
Une explication possible est que l’expérience du passé,
transmise oralement ou par les livres, ne satisferait pas ceux auxquels l’on
dispense cet enseignement et, faute d’expérimentation, les nouveaux arrivés
éprouveraient le désir de savoir, en testant tout simplement ce qu’ils ont
appris, et d’ailleurs, pour évoquer un sujet, ne faut-il pas l’avoir vécu ?
L’expérimentation vaut-elle l’intuition ?
Et en cela, les erreurs consignées n’attendent qu’à être
réitérées. Finalement l’originalité serait de copier les attitudes de nos
anciens, en s’imaginant renouveler le genre. Piètre vision de l’homme. L’homme
qui se targue d’intelligence, démontre qu’il n’en est rien. Au fond de notre
conscience, doit-il se trouver une certitude de notre pauvre condition ; si
convaincante qu’elle autorise la continuité de ce qui a toujours caractérisé
notre comportement, de notre esseulement sur ce vaisseau globuleux.
Tant que les réponses aux questions : « Qui sommes nous ? »,
« D’où venons nous ? », « Où allons nous ? », demeureront en suspens, je prédis
une stabilité de la bêtise. Pour nous arrêter, de deux choses l’une, soit la
planète se fâchera et nous imposera la raison, soit la déraison de l’homme le
fera s’emporter par lui même. Si cette introduction est peu encline à vous
réjouir, elle reflète ce qu’il en est. Parce que, dans les livres d’histoire,
l’élève reçoit en enseignement les prouesses guerrières des légions romaines
parallèlement aux découvertes bénéfiques à l’humanité (le vaccin antirabique par
exemple). L’homme sait propager du bienfait et sait tout autant se détruire, en
entraînant avec lui la faune et la flore. Cette contradiction ou opposition
semble l’explication intrinsèque de notre état.
Pour ne pas noircir de trop le tableau de ces sombres
imageries, sachons qu’ici où là, par ci, par là, des volontés s’exposent en vue
du renversement de cette chronicité belliqueuse si ancrée, en vue d’infléchir
aussi l’indifférence et de considérer qu’il suffit, et que vivre tranquillement
ne se pourra qui si la sagesse additionnée de raison deviennent l’objectif, la
quête.
Un certain Malthus préconisait déjà au dix huitième siècle
une modération de la natalité et une exploitation parcimonieuse des richesses
qu’offre la nature. Sa vison avait au moins l’intérêt de poser la question du
raisonnable. D’ailleurs, son nom n’a-t-il pas pour origine le terme de
malthusianisme.
Ainsi, le malthusianisme sera-t-il l’incontournable
comportement collectif pour sortir de l’impasse dans laquelle nous nous sommes
bien engouffrés? Cette proposition reste louable, mais en existe-t-il de plus
judicieuses ? De moins catégoriques et de plus humanisées ?
Les spécificités sociales et culturelles
« Qui sommes nous ? »
Partout, sur les cinq continents, les peuples se
différencient au travers de modes de fonctionnement particuliers spécifiques et
ritualistes. Cela empêcherait-il une coopération entre ces
différences manifestes ? Non ! Évidemment ! Tout bien considéré, les buts des
uns et des autres sont proches et ressemblants. Je ne me prétends pas unanimiste
en évoquant le fait qu’il y a une multitude de mœurs réparties sur la planète,
et qu’à mon avis avec une chronologie décalée certes, elles tendent toute vers
la quête du sens. Les diverses disciplines artistiques veulent affirmer une
appartenance semblablement à une linguistique. En se distinguant, des limites
sont placées et jalonnent nos espaces sensoriels. Plus on s’éloigne de son clan,
plus on s’isole. Nous sommes frères, voisins, copains, mais pas étrangers.
Si les coutumes culinaires s’adaptent à l’environnement de la
faune et de la flore où résident des peuples, le point réellement commun dont il
est fait état s’appelle la subsistance. Les aliments comme qu’ils soient
apprêtés n’en restent pas moins des aliments. Nous sommes certainement les
héritiers de la façon de faire et de penser de nos parents qui eux-mêmes
succédaient à des prédécesseurs ayant eu des grands parents issus d’aïeux, enfin
vous comprenez que pour savoir qui nous sommes, il faut répondre à la question
suivante : « Qui étaient-ils ? ». Ne pouvant remonter dans la nuit
des temps, notre mémoire olfactive nous rappelle des odeurs de la cuisine
maternelle, et puisque des regroupements régionaux rassemblent des gens autour
d’un point d’eau et d’un gibier commun, les appartenances de notre provenance
sont signées dans le mode vie journalier. Cela satisfait tout au plus une bribe
de réponse pour ce qui est de notre lignée récente. Le clan prend racine autour
d’une agape.
Le clan se calque sur quelques meutes et troupeaux de nos
amis les bêtes, qui au demeurant ne sont pas si bêtes que l’on voudrait parfois
l’imaginer. Les animaux disais-je, semblent se hiérarchiser en cédant le pouvoir
de décision d’un groupe au plus fort (mâle le plus souvent). Le chef demeure sur
ses gardes en permanence, car le pouvoir est si brigué qu’à la moindre faiblesse
son altesse est délogée et répudiée sans appel.
Apparemment les animaux ne se réglementent nullement de notre
manière. Aussi le chef d’un groupe veille-t-il à la sécurité des siens et la
seule occupation apparente des animaux consiste à trouver la source alimentaire
et l’abri pour se parer des éventuels prédateurs et des intempéries.
Les hommes sont plus compliqués avec leurs émotions et leurs
nombreux stratagèmes. Ils guerroient pour n’importe quoi et n’importe quand. Au
fil des siècles ils ont acquis une sombre panoplie de l’art du meurtre
assermenté. Mieux, ils ont établis les règles de la guerre comme des enfants
jouant au mode conditionnel. Nous sommes ça ! Admis que l’homme est ainsi, on
s’en contente sans rechigner.
Pour se persuader de notre incompétence à répondre au
questionnement de : « qui nous sommes ? », l’homme œuvre, et le travail ou
l’occupationnel comblent son ignorance, au mieux font piétiner ses connaissances
en apprentissage continuel. Plus on s’échine moins on réfléchit, moins on
réfléchit plus on s’occupe. Alors la répartition des rôles devient totalement
aléatoire et douteuse, celui qui commande eut tout aussi bien pu être commandé.
Qu’est ce qui anime les dirigeants de groupes humains ?
Qu’est ce qui motive les hommes à faire ? Pourquoi oeuvrons
nous ? A quelles fins ?
Nous compensons nos limites et notre esseulement par
l’occupationnel. Si tous les gens pensaient véritablement au sens de la vie, ils
s’égareraient tant ils seraient angoissés.
Par conséquent nous sommes des êtres si incomplets qu’il ne
faut pas s’attendre à des merveilles. En ayant conscience de cela, il semble
envisageable de modifier le cours de notre lancée en fixant de nouvelles règles
élémentaires.
Car pour que nous soyons, l’évidence indique la raison comme
première pensée.
Même si nous ne savons pas exactement qui nous sommes, nous
sommes malgré tout. Découvrir la réponse à ce questionnement peut-être nous
pousserait à ignorer l’insatisfaisant.
Le langage:
« Que disons-nous ? »
Nous disons toujours les mêmes projets, assignés à des buts
incertains. Si les codifications divergent, les intentions sont communes à
toutes les ethnies. L’humain en s’exprimant différemment exprime sans relâche
des discours identiques et semblables. Une prose répandue sur les deux
hémisphères s’appelle le conte. Toutes les peuplades ont des contes.
Qu’est ce qu’un conte ?
Que raconte un conte ?
Un conte sublime l’espoir dans l’opposition de la vie et de
la mort. Il dit que si la mort conclue toute vie, il anime et agrémente ce qui
ce passe entre ces deux états. La ferveur qu’il provoque chez les grands et les
petits semble mal interprétée quelquefois, et l’histoire va en se renouvelant
sans cesse. Les contes étaient narrés et transmis oralement. Le livre à eu
l’immense pouvoir de les consigner, mais qui aujourd’hui en occident à
l’initiative de lire un conte ? Le conteur disparaît pendant qu’apparaît
l’individualisme, or, si la question de :
« Que disons
nous ? » par le travers et le biais du
conte de fée et autre s’égare dans l’oubli, l’enfant, pourra-t-il éveiller son
jeu imaginaire et comprendre que si la vie doit avoir un sens profond, il le
doit aux générations qui se succèdent, à la vie, à la mort. Je note que ce n’est
pas le seul point commun à la communauté humaine, mais il a toujours son rôle et
sa place, en outre ses effets cathartiques aident à surmonter notre esseulement
apparent. Qu’importent le langage et le geste, le fond est identique. ¨
Pour le moment nous vivons un conte d’effets dont nature
déviée du sens imprègne les esprits au détriment du jeu inventif. Les contes se
comptent sur les bouts des lèvres.
Nous disons n’importe quoi avec tout cet environnement
d’inepties et de stupidités. En premier chef, l’outil télévisuel éloigne de
toute sensibilité, nul besoin de comprendre et de faire un effort de déduction,
tout se trouve étaler aux pieds de votre cerveau. L’intrigue des séries se
construit selon un schème bien huilé. Pour cela en préalable vous imposez des
artistes qui viennent d’on ne sait où (?), vous laissez couler les images
subliminales et vous demandez pour enfoncer le clou qui a interprété ceci dans
telle émission ou tel épisode, vous suggérez à la personne que la vérité se
trouve au bout du couloir. En général, au bout du couloir, il y a les chiottes.
Les origines
« D’où venons nous ? »
De partout et de nulle part. Conscient d’habiter la planète,
malgré les frontières établies, les couleurs et les périmètres, l’homme bien que
devenu sédentaire et pasteur, a conserver dans le tréfonds de sa mémoire
archaïque le besoin de se déplacer, pourquoi pas, et pourquoi donc ?
Il a planté des jalons et des limites territoriales au prix
de massacres et d’intérêts pour quelques particuliers qui n’avaient et n’ont que
faire de la vie de leurs congénères. Les nations divisent les peuples par un
apprentissage à l’appartenance et à la différence, et ces dites nations mettent
en pratique ces divers moyens de séparations des esprits en singularisant le
langage oral, les coutumes, les idées, mais à tout bien regarder, ceux qui se
font un malin plaisir à ce que ces divisions perdurent se fréquentent et se
moquent ostensiblement des peuples de quelque endroit qu’ils soient. Eux
savent-ils mieux que les foules d’où nous viendrions ? Ce qu’ils savent c’est
nous mener nulle part. La finalité ; tout être doté de conscience la connaît.
Bien qu’il soit intéressant de connaître notre provenance, ne
semblerait-il pas plus intelligent d’envisager notre destination ? Le passé
certes est une source d’enseignements, le futur lui, sans objectif nous laisse
stationner sur le passé, et si ce passé cité tient tant à cœur de quelques (je
ne sais) historiens et paléontologues, il pèse lourdement sur les décisions
visant à un avenir idéal.
L’insistance pathologique du renouvellement se traduit par la
récidive. Un véritable épitomé surprend nos esprits quelques peu étonnés et
conditionnés à la fois. Quand un itinéraire est tracé, est-ce que le départ
importe une fois arrivé ?
Les groupes humains agissent comme un seul homme, et, cela
perturbe le sens.
Ne soyez jamais pris en flagrant de délit de bonheur car vous
heurterez les envieux. Ils feront out ce qui est en leur pouvoir pour décimer
votre existence.
La destination:
« Où allons nous ? »
Vers la mort, d’où nous venons, c'est-à-dire vers un état qui
ressemble à l’avant vie. La question du fini débute au commencement, et là ; le
bât blesse, notre orgueil en prend une sévère correction. Qui saurait contredire
la thèse qui suit : « Si nous sommes mortels, le meurtre, le suicide et la
guerre sont parties intégrantes de la nature humaine ! ». Mais sans départir, la
propriété, le fétichisme, l’insatisfaction, la cupidité sont dans la nature
humaine pareillement.
Nulle nécessité de se demander dès lors où nous allons, la
réponse échappe à la prédiction.
Pour sur, nous allons droit au mur selon l’adage populaire si
l’appât du gain continue à recevoir tant de gratitude.
Ce mur imagé hante les esprits car il devient le dénominatif
commun à chacun d’entre nous et à chaque population en nous indiquant nos
limites. Dans ce carcan grouillant, l’individu s’égare et perd le sens de
l’orientation, et s’il ne sait pas où il va, en sachant (qui sait ?) qu’il y va,
et mieux encore qu’il y est déjà. Le creux de cette allusion nous rappelle ici
l’infranchissable entendement auquel nous devons faire face. La désillusion est
totale.
Difficile de se frayer un chemin sans obstacle. Une route
dégagée de souffrance nous rendrait l’existence tellement plus douce. Seulement,
les collectivités se sont organisées de telle sorte que les décisions
appartiennent à des délégués pas toujours très clairs, et ceci perturbe le
quotidien. Nous sommes pollués d’inutile et de rivalités sans queue ni tête.
Où allons nous donc ?
En laissant à quelques décideurs la part belle aux
comportements insensés, la mise en péril de la collectivité humaine est une
réalité que nous refusons, comme pour toujours différer la mise en chantier de
résolutions équilibrées et équilibrantes. Peut-être n’avons-nous pas la capacité
à se décider d’en finir de cette situation alarmante ? Peut-être pensons-nous
que les générations à venir le feront bien mieux que nous ce rétablissement
nécessaire et indispensable ? Pourtant, en refoulant sans cesse les décisions
qui s’imposent, en les différant de manière irresponsable, la dégradation
s’opère de jour en jour, lentement mais sûrement, et plus elle gangrène notre
réalité, notre champ de vie, moins il sera envisageable de réparer les dommages,
l’irréversible l’emportera.
Ce constat explique néanmoins beaucoup de nos comportements
égoïstes et attristants. Mais…
Pourtant demain peut-être si la raison l’emporte sur
l’intérêt d’une poignée de gens qui ne se préoccupent que d’engranger des
richesses pour leurs seuls profits. L’appât du gain épouse l’avidité de pouvoir.
Les bonnes et belles intentions véhiculées par ci, par là, n’ont plus d’effets
soporifiques, les peuples ont cessé d’être dupes. Toute la pétaudière
environnante émane de gens qui répondent à toute cette désillusion en répandant
se sentiment de déchéance.
Alors, sans savoir où je vais, je n’ai pas à m’intéresser où
nous allons.
« Aussi, annoncé-je avec conviction que je ne suis pas prêt à
tout quitter pour le grand amour, mais je serais plutôt enclin au grand amour
pour tout quitter. »
Le comportement:
« Que faisons nous ? »
Construire et détruire. Planter, semer et cueillir. Se taire
face à l’horreur, baisser la tête et fermer les yeux à toutes les ignominies
répandues, et élaborer des discours obtus afin de parler pour ne rien dire. Nous
savons reconnaître un art stupide et inacceptable, j’ai nommé l’art de la
guerre. Là nous savons faire. Tuer.
La paix s’obtiendrait par ce renversement de philosophie. En
aimant avant de quitter, vous n’êtes pas seul, donc vous êtes soutenu, porté,
élevé…
La paix n’existe pas sans guerre.
Ainsi, tant de Noël qui se suivent et tous qui restent
étonnamment quelconques…
Les comportements sont inversement proportionnels entre les
pays riches et les pays pauvres, en matière de sexualité par exemple, en
occident on copule avec une contraception intensive et libertine, on avorte, on
s’adonne au stupre pour le plaisir charnel, on prône l’homosexualité comme un
aboutissement de l’éveil intellectuel, pour devenir cru, on baise par plaisir et
plus c’est original et marginal ; plus cela est vanté, et ce au détriment de la
natalité, et ailleurs, là où la pauvreté règne ; on fornique sans avancer le
plaisir charnel comme étant de mode, mais pour procréer. En relevant cette
opposition flagrante je conclus sans crainte d’erreur que :
Demain peut-être sans amour tout court.../...
Que faisons nous donc ?
Le modus vivendi de toute période s’inspire de la précédente,
ce qui pourrait sans risque de se tromper affirmer que tout ce que nous
supposons moderne est en réalité bien rodé, bien éculé. En clair pour user d’une
expression chère à notre jeunesse qui réinvente ce qui existe déjà, et nous
sommes là à subir les mêmes influences depuis des temps séculiers, tant ces
influences nous imprègnent qu’elles en sont en réalité des indications
indétournables. Que faire pour calmer nos ardeurs guerrières ?
Les commodités matérielles conséquentes à des progrès
techniques n’altèrent en rien nos altérations précisément. Le progrès et ses
commodités évidentes devrait améliorer la vie de toute l’humanité, apparemment
ce n’est pas le cas.
La période faste du plein emploi et de la prospérité a
découlé les lendemains d’un conflit plutôt dévastateur, je fais allusion à la
seconde guerre mondiale bien sûr. Comme rien n’a été cassé et détruit depuis,
l’encroûtement et la déliquescente décadence ont pris le relais. Cela rappelle à
s’y méprendre la fin de l’empire romain. En faisant le tour de nos usages du
jour, je me rends compte qu’elle est bien vieille la modernité, qu’elle date de
la Grèce antique, et que la seule différence réside dans une évolution des
moyens uniquement, et loin s’en faut dans les mentalités et les connaissances
individuelles. C’est même pire.../...
L’image et sa marque
Si seule l’image se met en avant, elle est une déformation du
réel ; elle tronque le sens au profit de l’aspect. Elle triche et ne révèle pas
l’intention. L’image de marque si communément rappelée en renfort des arguments
voulant convaincre, déforme non la forme ; mais le fond. L’image tant vantée
n’est qu’une surface d’apparat ; malgré l’impact évident qu’elle imprègne chez
nombre de personnes, l’image semble un mirage et n’a pas de tangibilité. Ce
phénomène est inculqué dans la jeunesse qui fonce tête basse vers l’illusion, et
quand cette jeunesse a pris les rides de la désillusion elle ne sait pas
s’interposer avec la jeunesse suivante, ce qui laisse à croire que l’expérience
des uns ne peut pas conter l’innocence des autres, et va la continuité au
détriment de la réalité.../...
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