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Amour tarifé
A toi
Tu te rappelles de l’hôtel de La Calmette,
Placé au beau milieu de la contrée gardoise,
Une étape feutrée durant notre amourette,
Pour un prix dérisoire, une petite ardoise.
Des jours auparavant nous avions séjourné,
Dans un hôtel d’Anduze où je t’ai vu heureuse,
Pour la bambouseraie moi j’y suis retourné,
Même s’il m’en coûta une note onéreuse.
Pas loin de la corniche à l’hôtel de Venise,
Proche du port de Sète qui inspira Brassens,
Nous avons stationné avec la devise,
Qu’importe le tarif, ménageons le suspens…
Dans un hôtel houleux au centre d’Aigues-Mortes,
Dans un lit passager après manger et boire,
Nous avons peu dormi. Et les draps en cohortes,
Nous ont vu repartir en laissant un pourboire.
En nous rendant aux Vans à l’hôtel de la place,
Où tous les samedis le marché bat son plein,
Nos ébats, nos sommeils ; en ont fait un palace,
Car un chèque barré vaut plus qu’un gros câlin.
Et dans le registre d’un des hôtels d’Aniane,
Nos noms inscrits dans les annales hôtelières,
Comme tissés dans les multiples fils d’Ariane,
Après règlement net sous les portes palières.
C’est à l’hôtel de Ville que nous aurions du
Nous rendre avant tout, du moins je l’ai déduit,
J’étais trop ingénu et pas assez tordu,
Ça n’a pas pu se faire car c’était gratuit.
Car quand on aime on ne compte pas,
Je vous l’assure, je sais, je l’ai lu,
L’amour vénal c’est de l’amour trop bas,
Si bas, que l’on ne compte même plus.
1993
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Les T’Z
A Tatoo
Quand j’arrivai à Bagnolet ;
Le cœur chagrin et les mains nues,
Le goût à ne plus fignoler,
Je fus accueilli par Manue.
Sur un navire hissant ses voiles,
Moi naufragé sur mon esquif,
Fus pris à bord sous les étoiles,
Par le dit Capitaine Reef.
Chez les Tontons Zingueurs et son équipage,
Du Capitaine au moussaillon,
Des gens formant un bel aréopage,
Aussi nombreux qu’un bataillon.
Si d’aventure tu es adoptable,
Tu peux t’asseoir sans gêne à leur table,
Dans cet accueil à la bonne franquette,
Sois gai tu peux animer la ginguette…
Quand posant un pied sur le quai,
Le bateau des Tontons Zingueurs,
Etait là, tant que j’embarquai ;
Et reprenais de la vigueur.
Près du gouvernail sur le pont,
Se tenait droit le Capitaine,
Et il m’a dit levant le front :
« Personne n’est en quarantaine ! »
Chez les Tontons Zingueurs et son équipage,
Du Capitaine au moussaillon,
Ces flibustiers, en longeant le rivage,
S’animent sous leur pavillon.
Si d’aventure, t’as le vagua lame ?
Tu peux chanter du fond de ton âme,
« Hauts les chœurs ! Hauts les cœurs ! ». La vigie
guette,
Chanceux, tu es à bord de la
guinguette…
2002
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Les vignes
A Jean-Paul dit :
« Pop’s »
Tout gamin je courrai dans les vignes,
Je voyais tous ces ceps en lignes,
Le fil de fer tenant les sarments,
Sur poteaux dressés tels des gréements.
Du labour de la taille aux vendanges,
J’arpentais ces lieux saints que les anges,
Survolaient bienveillants en éveil,
Pour donner ce qu’il faut de soleil.
Afin d’éviter les dérapages,
On ne mélange pas les cépages,
Les vignerons surs de leurs savoirs,
Trient les raisins pour les abreuvoirs.
Ainsi le muscat le plus sucré,
Toujours considéré très sacré,
Respecté de la coupe au fouloir,
Magnifie tout son faire valoir.
Pour autant la piquette à son gré,
Donnait quelquefois tant de degré,
Que certains malgré leur coupe rose,
Chantaient en le louant de leur prose.
Les Pinault, chasselas, Chardonnet,
La syrah, le merlot- cabernet,
Tous ces noms connus des amateurs,
Qui en font de bons consommateurs.
Quand nous les copains nous trébuchons,
Certes l’on peut compter les bouchons,
Nos femmes en criant leur outrance,
N’oublient pas qu’elles vivent en France.
J’ai compris que le rite du vin,
Est fait pour honorer le divin,
Qu’il soit sec, moelleux, pétillant,
A coup sur l’œil donne du brillant.
Et ce jour je marche dans les vignes,
Sachant interpréter tous ses signes,
Ainsi donc vous l’avez deviné,
Grâce à elles je suis raviné.
Ainsi donc vous l’avez deviné,
Je ne peux être qu’un ravi né
En
définitive :
Que ceux des grandes loges ;
Forts de leur privilège,
Accordent leurs éloges,
A tout bouchon de liège.
2003
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Le parcours du combattu
Au conscrit
Il ne voit pas plus loin que le bout de son nez,
L’ingénu qui venant du pays des novices,
Et ne comprenant pas les tares et les vices,
Qu’il côtoie sans les voir, si vous en convenez ?
Il est sourd comme un pot, et aux coups des canons,
Il ne réagit pas et va sur sa lignée,
Il devient malgré lui victime désignée,
Cela à son insu, et nous en convenons.
Il ne sent même pas les combats d’avenir,
Qui l’encerclent malgré toutes les confidences,
Et il est enrhumé lorsque les évidences,
Embaument tout autour, je peux en convenir.
A l’échelon social il est logé au rez
De chaussée, et pourtant il a de l’ambition,
Mais son statut figé, est une inhibition,
Qui le laisse stagner, et vous en conviendrez.
Et c’est au garde-à-vous, quand sonnent les clairons,
Qu’il se met dans les rangs, sans connaître la cause,
Et s’il demande : « Why ? », on lui répond : « Because ! » ;
Voilà l’absurdité, et nous en conviendrons.
La guerre chez les hommes parait interminable,
Rien qui ne justifie les foules de prétextes,
Les richesses du sol, les climats, les contextes,
Les douleurs et les pleurs, n’ont rien de convenable.
1988
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Les jeux d’argent
Aux démunis
Moi quand je joue au poker,
Je voudrais dans ma main une
Quinte floche sans joker,
Afin d’empocher la tune.
Sur ticket de PMU,
Un quinté dans l’ordre me
Rendrait alors tout ému,
Au point de me rendre blême.
Quand au jeu du millionnaire,
Je lis trois TV je bi-
Chonne mon air débonnaire,
Pour encaisser le grisbi.
Le pactole au loto,
Chez moi frise le délire,
Et je dis que c’est la to-
Tale pour ma tirelire.
Trente grilles de kéno,
Là je serais bien comblé,
Ma renommée serait no-
Toire d’avoir tant de blé.
A tous les jeux de grattage,
Du morpion au tac au tac,
En gagnant je vais sage-
Ment remplir à fond mon sac.
Au jeu je gratte, je coche,
Et je demande des cartes,
Mais j’ai vidé ma sacoche,
Je vais relire Descartes.
2000
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Avec des airs
♫
A toi
Le deux mai mille neuf cent quatre vingt dix,
Je l’ai vu face à moi la femme brune,
Plus jolie que la belle de Cadix,
Dès lors, je n’ai plus pensé à aucune.
La chanson de Souchon : « Petite fleur… »,
Comme ciment à notre relation ;
Nous a vêtu de l’habit de couleur,
Tel un amour de première édition.
Sur un air d’Angelo Branduardi,
Nous entendions : « Va où le vent te mène !!! »,
L’espace de nos désirs a grandi,
Pareil à deux acteurs jouant sur scène.
Et baigné par celle de Clerc : « Je t’aime ! »,
Nous étions le centre de l’univers,
Le reste n’était plus qu’un théorème,
Et chacun de nos mots étaient des vers.
Thibaud chantant : « Les uns avec les autres.. » ;
A signé cette idylle dépensée,
Dorénavant, je songe et me vautre,
Les yeux clos dans le noir de la pensée.
Ce trois mai mille neuf cent quatre vingt dix,
J’ai eu avec moi la femme brune,
Plus jolie que la belle de Cadix,
Depuis je ne pense plus à aucune.
1993
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Marginalement notre
Les parias, les exclus,
Les regards exotiques,
Les songeurs, les reclus,
Les fous, les psychotiques.
Les pauvres, les rêveurs,
Les dingues, les soumis,
Les putes, les buveurs,
Les nains, les non admis.
Les qui crèvent l’hiver,
Sans feu, sans toit, ni loi,
Les qui puent la misère,
Sans pleurs et sans emploi.
Les qui se disent que,
Je ne pourrai plus rire,
Les que l’on offusque,
Qui n’ont plus le sourire.
Je leur dis : « Vous n’êtes pas seuls,
Je suis des vôtres, je le gueul’ ! ».
Vous vous pensez inadaptés,
Par la déferlante massive,
Et dans la masse corrosive,
Vous voilà des in adoptés.
Quand la chair est brutale,
En force contraignante,
La sentence pénale,
Néglige la plaignante.
Et les souffre douleur,
Dont la vie est brisée…
Tous ceux dont la couleur,
Se prête à la risée.
Je leur répète qu’ils ne sont plus seuls,
Que l’unité emportera chacun,
Nous ne partagerons pas les linceuls,
Dans chaque drap, il n’y en aura qu’un.
1981
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Les paliers
Quand l’âge à une valeur unitaire,
L’ignorance fait partie du parcours,
A l’école tu vas suivre des cours,
Et perfectionner ton vocabulaire.
Quand les années franchissent la dizaine,
Quelques acquis gonflent ta connaissance,
Qu’il est bon de rester dans l’insouciance,
Au dessous, au dessus de la quinzaine.
Quand l’acné est finie à la vingtaine,
Ton vrai souci, tes préoccupations,
C’est de s’essouffler à la prétentaine,
En vue d’assurer les générations.
Et les dents aiguisées à la trentaine,
Instruis, plus sur de toi et mieux armé,
Ne vas pas t’épancher à la fontaine,
Tu risques encore d’y être charmé.
Quand tu seras au seuil des quarante ans,
Que ne vienne pas la grande question,
Celle qui coupe court à tes élans,
Dans un bilan de mauvaise gestion.
Après tu deviendras quinquagénaire,
Encore fort, décidé et vaillant ;
Tu te diras que la vie ordinaire,
Serait mieux au repos qu’en travaillant.
A l’horizon de tes six fois dix ans,
Qu’un matin la retraite pointera,
Deviendras tu un de ces partisans,
Du bricolage pour bouger tes bras ?
Plus avisé en septuagénaire,
Tu pourras dispenser quelque leçon,
Plus concrète que tout l’imaginaire,
A tes cadets portant le caleçon.
Quatre fois vingt te courberont l’échine,
Une canne sera ta suppléante,
Valant plus chère qu’un vase de Chine,
Dans ta main serrée, dans ta main tremblante.
Après naîtra un beau nonagénaire,
Qui s’étonnera comme un nourrisson,
Laissant l’issu de son originaire,
Pareil au blé coupé de la moisson.
Dix fois dix, et te voilà centenaire,
L’enfance te retrouvera enfin,
Tu penseras quel extraordinaire,
Chemin il aura fallu pour la fin.
2000
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Néocratie
Mais comment se peut il qu’un seul individu ,
Incarne quasiment tous les gens de son clan ?
Héritier ou élu presque tout lui est du,
Les accueils conciliants et tout le bataclan.
Auto, démo, techno ; qu’importe la cratie ,
On voit à chaque fois les foules hors du jeu.
Pour agir, décider, c’est la suprématie,
De la pensée d’un seul, qui décide l’enjeu.
Certains se représentent la hiérarchie conique,
D’autres la pyramide attire leur faveur.
Permettez moi un peu d’apparaître rêveur ;
Et de l’envisager beaucoup moins laconique ! ! !
Que chaque citoyen émette une parole,
Dans ce volume humain, ce grand pandémonium,
Que celui qui détient bien trop la parabole,
Excite les désirs pour un référendum.
A l’image du globe cerné par l’atmosphère,
La « populocratie » aura l’air d’une sphère.
Mais tous les gouvernants gardent la linéaire,
Et savent se dorer en station balnéaire ...
A terme soyez sur dans l’urne dissolue,
Que s’instaurera la présidence absolue.
Les hommes payeront et ont toujours payés,
Les écarts du passé qui ne sont pas rayés.
Si les droits vous sont dus, les dus sont un devoir,
C’est là mon humble avis, je vous dis : « Au revoir ! ».
1998
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APHORISMES
&
CITATIONS
L'auteur vous propose une série d'aphorismes et de citations parmi les
550 que comporte le livre
"Alacrité"
Les
BRÈVES et CITATIONS
que vous allez lire sont le fruit d’observations entremêlées d’appréhensions et de navrants constats qui me rongent, ou/et, me préoccupent.
Pour autant, je ne prête pas un caractère universaliste à
tout ce que j’ai pu écrire, j’émets seulement le souhait que le lecteur puisse
confronter ses émotions et ses avis aux miens. J’imagine à l’instant, comme un
genre de dialogue qui s’établit entre vous et moi. Vous pourrez parfois reconnaître
une source d’influence qui aura un goût de déjà lu, de déjà entendu.
Sachez qu’écrire, c’est s’exposer à la critique. Qu’à cela ne
tienne ! Certainement que les effets seront profitables ...
Après ces prolégomènes, vous vous plongerez dans le propre de
la réflexion. Cet ouvrage peut se feuilleter et se lire sans l’ordre de la
pagination qu’imposerait un roman. Vous avez l’opportunité de l’ouvrir au hasard
des lignes et passim.
Certains thèmes sont « rangés » de manière alphabétique,
d’autres tels qu’ils semblent s’épancher sur la feuille. N’y voyez aucune lésion
mentale, ni aucune frustration. Merci !
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Liberté
Chacun l’endosse, il n’est que permis de rêver.
Égalité
Si c’était vrai, ça se verrait et ça se saurait.
Fraternité
Je croyais plus jeune, que cela pouvait ressembler à l’antinomie de
l’indifférence.
Fraternité
(2)
S’il faut, que seule l’endogamie, (consanguinité) ; soit le vecteur de cette
notion porteuse pour notre petite espèce humaine isolée sur son véhicule
stellaire, ((la Terre), qui nous emporte on ne sait où ?). Je saisis pleinement
le pourquoi de la frénésie incontrôlée qui nous caractérise !
N’est pas frère qui veut !
Dignité
Ainsi, la dignité consisterait à se laisser « marcher sur les pieds »
toute sa vie en fermant sa gueule. ! ! !
Heureux
Il semble rude d’accéder à ce sens, quand le malheur nous côtoie et nous
croise.
Notoriété
L’Art d’être connu par une de foule de gens, sans ne connaître jamais une
seule personne de la dite foule.
Madame, Mademoiselle, Monsieur
Pour atteindre se niveau de considération, nous devrions tous nous tutoyer !
Es-tu d’accord ?
Règle
Quelquefois, j’ai envie de déroger à la règle en voulant déposer plainte
contre Y.
Rôle
Peu de gens sont à leur place pour ‘jouer’ le leur.
Problème
Mot en vogue ces derniers mois.
Si un problème est repéré, posé ; il détient en son contenant la moitié de la
réponse.
Ipséité –rappel -
« ...ce qui fait qu’un individu est lui même, et non un autre. ».
Mort
Etape gratuite et répandue ...
Obsèques
Là ! , les vivants paient.
Héros
Le héros est celui qui réalise des exploits auxquels il n’est pas destiné.
Temps
Serait ce la traduction de la matière en mouvement, comme vraisemblablement d’autres que moi le pensent ?
Réactualisation
En terme de réactualisation, l’arsenal est mieux loti que le médical.
Choisir
A vivre au milieu des cons, je préfère vivre avec ceux de mon pays, au moins ceux la, je les connais !
Inacceptable
Le contrefacteur, (faux monnayeur), s’il est confondu ; encourt comme sanction, la réclusion à perpétuité ; bien ! Celui qui détruit les espérances d’un enfant par sa perversion, que risque-t-il ?
Flèche
à suivre
J’ai plusieurs arcs pour ma corde.
Atavisme
Si mon père avait pu soupçonner(?)
Gouvernant
Quand donc aurons nous des représentants de bon sens ?
Le Devenir
Qu’est ce qu’il y a après ? (Après la vie s’entend.), moi je demande :
Qu’est ce qu’il y a avant ? (Avant la mort s’entend.) ...
Ponctualité
J’espère ne pas être en en retard le jour de mon enterrement.
Désir
J’aimerais que certains de mes rêves soient : réalité !
Réalité
Si souvent, j’aimerais que la réalité soit quelque de mes cauchemars, uniquement !
Architecte(s)
Professionnel (s) du non bâtir.
Exception
J’ai tellement de défauts que ma qualité règne.
Étrangeté
La vie est mortelle.
Migration
Pour apprécier pleinement l’endroit d’où l’on vient, il faut s’en être
absenté plusieurs fois de son vivant.
Migré
Celui qui évoque à chaque tournant le lieu ou le pays dont il est issu.
Machisme
Il n’y a pas de genre féminin au mot : successeur.
Monde
Que la terre est petite.
Mondial
Ce serait très anthropocentrique et démesuré, de réduire l’allusion que ce
vocable évoque, à la seule planète Terre. (La Terre fut elle absente, que le
contexte mondial continuerait et serait peu affecté.) . Ouf !
Voeu
Dans la vie vaut il mieux savoir ce que l’on veut (?), ou est-il plus
judicieux de savoir ce que l’on ne veut pas ?
Charité
« Charité bien ordonnée, commence par soi-même ! », c’est donc qu’il y a un maximum de personnes généreuses ? N’est ce pas ?
Vision
Il est plus difficile d’ouvrir son cœur que d’ouvrir les yeux !
Auto lecture
Lire ses écrits, étonne toujours.
Compétent
Entre compétent et con-péteur, il y a peu de distance d’articulation.
Décision
Loin de moi les palinodies quand à ce substantif.
Aspect
Quelquefois, mon esprit est plus dépenaillé que mes vêtures.
Cliché
S’il n’est pas photographique, il s’assimile à l’a priori.
L’un est sur papier, l’autre est chimérique.
Suite des citations et réflexions, entrecoupées de néologismes
(construction libre de mots a partir d'autres mots)
qui seront repérables par la lettre (n) entre parenthèses. D’ailleurs autant commencer avec une de ces constructions littérales, en mettant en
Motaire (n)
La définition du mot « motaire » pourrait être celle ci : Recueil traitant de l’interprétation libre des mots. (?)
Conseiller technique
Le conseiller technique gagne correctement sa vie à la sueur de votre front.
Cador
Je n’en ai pas croisé beaucoup, mais il y a des cadors.
Diplodocratie (n)
Système social révolu depuis quelques millions de décennies…
Autonomobile (n)
L’autonomobile ça doit être un véhicule à quatre roues sans chauffeur.
Ambiguïté
Si je ne t’aimais pas, je ne te le dirais pas ; et, si je t’aimais, je te le
dirais.
Impunition (n)
Laxisme très zélé.
Gâchis
Tous ces gens intéressants qui n’écrivent pas, toutes ces inepties éditées !
( ?)
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ALACRITÉ
"Extraits"
Ou, le petit écrit pamphlétaire, pour nous aider à la
Déclaration de Paix Universelle
ALACRITÉ ou La PAROLE TENUE
Je dédie cet ouvrage
A tous ceux que j’ai connu,
A tous ceux que je n’ai pas connu,
A ceux que je connais,
A ceux que je ne connais pas,
A ceux que je connaîtrai,
A ceux que je ne connaîtrai pas.
Le contenu des paragraphes qui vont se succéder dans les pages à venir, peuvent,
ou pourront susciter de l’étonnement, voire de la méfiance, car il s’agit dans le questionnement posé,
de tenter d’imaginer un monde plus clément et plus épanouissant pour tout individu, locataire résident de la planète terre.
L’intention est évidemment idéaliste, mais rien ne s’oppose à croire que les conditions
de vie ne puissent pas être décentes, valorisantes et digne pour tous. Il faut, et il faudra une volonté
sincère et chargée d’abnégation pour atteindre cet objectif, somme toute ordinaire et banal.
Combien, pense cela ? Combien ? J’avance que tous les gens de cœur y croient.
La seule difficulté, une fois résolue le consensus incontournable entre les composants
de la collectivité humaine, pour un partage équitable des richesses et des savoirs accumulés au fil des siècles,
sera la prise en compte des spécificités culturelles et géographiques des intéressés, c'est-à-dire une adaptation à la carte,
si vous permettez l’expression ?
Pourquoi ? Parce que, il est du devoir moral de l’homme, à ne pas rester dans une posture et
une position introvertie et égoïste. Il faut combattre le culte de la personne tel qu’il affiché sur la voix publique,
il faut à contrario, instiguer vers le culte de toute les personnes. Pour la dignité et pour l’amour. Pour que l’homme
cesse de pérorer sur lui même, pour que l’homme soit humain. Faire la guerre à la guerre, ça nous changerait un peu.
Les principes de respect à la différence, de l’intégrité de chaque peuple, de chaque individu à être le principal acteur
de sa volonté et de ses choix doivent devenir notre « modus vivendi ». Les « casus belli » ne sont que des prétextes à
l’horreur et à la peine. Cet énorme chantier peut aboutir si les abus des uns aux détriments des autres cessent.
Demain, fera-t-il jour, ou fera-t-il nuit ?
(Thème d’un ouvrage en cours)
Nous sommes sclérosés par les pensées dogmatiques et philosophiques, qui n’ont contribuées qu’à la division
des humains, et cette scission n’a pu se traduire que par des conflits armés et dévastateurs. Un certain poète invite les esprits
belliqueux à s’entretuer, en foutant la paix au reste du monde. Les intérêts de quelques particuliers ne concernent pas la
population mondiale.
Ca suffit que des va-t’en guerre poussent au cul des gens qui n’aspirent qu’à être tranquilles ; peinards.
Y’a-t-il eu une année sans belligérance depuis que l’homme loge sur terre ?
Si oui, dites moi laquelle ? Merci !
Préface
Quand le sentiment de n’être pas né au bon moment de l’histoire m’envahit, je ne peux néanmoins pas ignorer
que je vis là ! Maintenant ! Moi, le romantique, l’inadaptable de mon environnement contemporain, moi l’isolé, qui forts
de mes aspirations, qui de mes inspirations, qui e mes espoirs, souffre de cette vacuité mentale et intellectuelle.
Rien qui ne me comble dans le quotidien. Il me reste la musique et l’écriture. Alors, avec des mots, des phrases, des
paragraphes, des chapitres, sans imposer quelque notion, sans certitude aucune, je soumets mon regard à qui voudra bien me lire,
sur des thèmes diversifiés et peu concordant entre eux, quoique ? , Ils s’imbriquent dans une fourmilière humaine bien peu soucieuse
de l’instant, ou chaque individu agit limité par le chenal culturel auquel il appartient. Ainsi, je puise mes sujets tant dans les média ,
que le cinéma , la bande dessinée , la littérature ( moderne et classique ) , la musique , l’astronomie , l’architecture , les brèves de comptoirs ,
les conversations anodines et informelles , et j’en oublie très certainement . Si vous avez le courage de me suivre dans cette aventure où se mêleront pêle-mêle, suggestions et reniements, alors ne refermez pas tout de suite ce livre.
J’en appelle à votre sens critique et à toute votre acuité pour que jaillissent à l’instar ou/et, à l’encontre de ces émotions refoulées que bien des humains taisent, ces sensations que le quotidien étouffent sous une chape si pesante, qu’elle en ignore les cris de colère qui devraient restituer pour nos sens la notion d’équité et de justesse, plutôt que de justice.
Où veut-il en venir ? Pensez vous ! A l’actualité, à notre époque, pas moins, pas plus.
Le chaos s’impose comme une fatalité, sous le couvert de la modernité, tout est traité pour occuper les esprits, ainsi que de les conforter dans leur sort, de sorte que n’importe quel événement apparaît comme une normalité. Pour ce pamphlet de la société, j’ose ne pas vous renvoyer des références quelconques (ouvrages ou autre), mais d’inviter votre bon sens et votre sensibilité, et de réactiver le bon sens. Probablement verrez vous durant ces paragraphes qui se succèderont , des allusions à peine voilées , à des auteurs ou autres entités ayant marqués leur passage sur terre , par le biais de citation non référentielles . Ce qui, si vous savez à qui appartient telle ou telle remarque, indique votre curiosité, donc votre intéressement aux problématiques inhérentes à notre espèce. La possibilité d’imaginer un environnement meilleur mieux que dans un conte de fées semble à terme possible. Mieux qu’un conte de fées dit-il ?
Hé oui, pas besoin de méchant pour identifier le gentil.
FAITS DE SOCIETE
Ni répression, ni prévention.
Evidemment, il faut se persuader que les exactions ont
toujours été dans le comportement intrinsèque de l’homme. Aux vues de ce triste
constat que penser ? Ou , il s’avère que ceux sont les contextes
environnementaux qui pressent certains sujets à se mettre en délit ,poussés par
la jalousie , la cupidité, la méchanceté , le pouvoir , la mégalomanie ; ou dans
son élaboration psychique , la nature de l’homme ne peut-être qu’ainsi . Dès
lors, ce n’est plus de l’ordre pathologique, mais de l’ordre naturel.
Apparemment, l’homme s’est persuadé du caractère maladif de ses comportements «
dits fonctionnels », et ce, depuis des lustres, tant et si bien qu’il se targue
du dicton suivant :
« Il vaut mieux prévenir que guérir ! ».
Si la prévention affichée n’a pas d’effets, c’est qu’elle est
inutile, il serait judicieux de songer à renouveler le mode de pensée, quant à
la panacée, elle devra attendre plus tard. A cela, puisque le remède n’a pas été
trouvé, étant dit qu’il n’y a pas de maladie, il faut chercher ailleurs les
causes de ces constats. La morale judéo-chrétienne oppose le bien et le mal.
Soit ! De ce côté-là, c’est la déconvenue. Des ersatz dogmatiques ont tenté de
supplanter cet abandon massif des croyances déistes, et des mouvements sectaires
ont jailli, mais aussi parallèlement une autre perversion qui est l’espérance de
mannes pécuniaires facile et immédiates, par le truchement du jeu d’argent (rêve
du pauvre), à bien y regarder, la croyance en la vie éternelle c’est transformée
en une croyance bassement matérielle. Si le clergé en son temps était le
commanditaire des cathédrales, bâtisses hors de prix de nos jours, les visions
laïques des principaux dirigeants de la planète aspirent à s’approprier les
richesses du sol, et, il me semble inutile de les nommer. Ce que d’aucun appelle
les points stratégiques. Quand la dimension d’un état mis au banc des accusés
induit la répression , cette répression s’appelle la guerre , et s’il n’existe
pas de geôle pour y enfermer une nation , l’embargo y ressemble et s’impose là
comme un palliatif . Ce qui est injuste dans ce cas de figure , c’est qu’un
peuple est le bouc émissaire d’une « diaspora dirigeante » , souvent à l’abri
des sanctions , elles mêmes établies par des représentants d’autres états , qui
n’ont pas les mains toujours aussi propres qu’ils voudraient bien le faire
entendre ? Au point tel, que les conseilleurs ne doivent jamais être les bons
payeurs. La loi du plus fort à de beaux jours devant elle. L’histoire, à
l’instar des générations qui se succèdent, se renouvelle, réglée comme une
horloge immuable qui indique l’heure de manière chronique et/ou le temps ne
régente plus son territoire d’intangibilité. J’ai idée que lorsque un changement
radical aura lieu, en fait de changement, le risque, risque de ne ressembler
qu’à un « bis répéta ». Sinon , pointera enfin , un monde ou vivre sera possible
, sans avoir à répondre de ses aspirations intimes , un monde ou montrer patte
blanche n’aura plus de sens . Pourtant, les faits sont à la société, ce que la
société lui inspire. Ici , je ne me pose pas en plaignant et pas plus en
accusateur , malgré la détresse lisible et constante , je ne puis que dire mon
affective colère , si ce n’est mon commun accord établi avec ceux qui m’ont
précédés , avec ceux qui me côtoient , avec ceux qui entendront cet évangile un
peu païen , un peu croyant , et quand bien même cela soit dit , oralisé ,
diffusé , j’en appelle à ceux qui auront compris ce sens après moi , après vous
aussi , que vous soyez de maintenant ou de plus tard . Les sociétés n’existent
que dans le rappel permanent des langues et des appartenances, les sociétés vous
contrarient des issues dont vous êtes, dont je suis. Il paraît que l’homme est
intelligent ??? , à la vision qu’il offre de cette faculté, croyez vous que ce
soit le cas ?
PROJET (UTOPIQUE)
Jamais depuis que l’homme crée des richesses, la possibilité
d’entrevoir une condition meilleure pour chaque personne n’a été atteinte.
Seulement, l’égoïsme et l’indifférence sont prépondérants dans nos usages et nos
mœurs. En pensant aux paragraphes qui précèdent, vous devinez que je maintiens
le propos idéalisant qui émet l’espoir d’une société planétaire vivant
harmonieusement et tranquillement. Quand donc ceux qui dirigent les nations et
les grandes entreprises donneront-ils l’exemple ? Car, tout permettrait d’offrir
à chaque foyer de n’importe quel pays les conforts des peuples privilégiés,
parce que, riches et pourvus. N’importe quelle maison devrait avoir l’eau
courante potable , l’électricité , les appareils « électroménagers » , un
mobilier décent et des ustensiles de cuisine en quantité adaptée au besoin de
chaque famille , avec bien sur tout ce qui est attenant à ces commodités , je
veux citer : des victuailles suffisantes et variées , les soins à proximité si
nécessité , des vêtures neuves , et avec cela , ne pas omettre de voir tout le
monde en âge de conduire un véhicule , d’être doté d’une automobile en état
fonctionnel et fiable . Fou, je suis fou d’imaginer que la régulation du niveau
de vie entre les hommes, puisse dans un jour prochain atteindre une si désirable
équité. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir les oreilles rabattues de ces bonnes
dispositions qu’on entend de ci, de là, soit par des représentants d’instances
représentatives de l’état, soit d’associations caritatives ou humanitaires. Ce
n’est probablement pas un ponte de la finance, un élu du peuple et ses aises
gratuites qui voudra répartir les avantages qui sont les siens. Pas plus qu’un
opportuniste qui tire profit de sa notoriété pour solliciter des gens aux
revenus modestes, pour briser la misère dans laquelle tant de nos
coreligionnaires doivent survivre. J’encours la vindicte des classes qui
diligentent la vie de mes concitoyens, en râlant et en dénonçant cette
injustice. Parallèlement, je peux espérer le soutien de tous ceux qui subissent
un sort qui leur paraît inéquitable. Encore et toujours, qu’est ce qui fera que
cette fixation sociale change et s’ajuste au besoin et au plaisir de chacun ? Je
ne crois pas qu’il faille compter sur une initiative politique de quel parti que
ce soit. Le culte de la personne est si fort, que certains chefs se prennent
pour quelque dieu. Le comble, c’est que des masses, des foules les vénèrent et
même les adulent. Bien que matériellement tout le monde pourrait y trouver son
contentement, sans gêner son voisin, l’intelligence des hommes dont on cite les
vertus est affligeante de stupidité et de cupidité. Cette vision d’un monde dans
lequel les ressources seraient partagées entre tous semble illusoire. Soumettre
cette proposition est un premier pas vers ce but. A moins que d’ici là ? Que
l’on m’explique pourquoi dans une surabondance de denrées alimentaires proposées
à une frange de l’humanité, (dont nous faisons parti) a-t-on appétit sachant que
certains de nos concitoyens terrestres crèvent de faim ? Croyez vous que les
quelques actes sporadiques intentés par des associations réparties dans les pays
nantis , suffisent et à circonscrire ce fléau , malgré l’apaisement moral qu’ils
procurent grâce à une déculpabilisation donnant bonne conscience a tous ceux qui
ne subissent pas les affres de la malnutrition ? Y a t il démence que de clamer
le partage de la table bien servie ? Un de nos dictons ne dit il pas : « quand
il y en a pour quatre, il y en a pour cinq ! », je suppose que, quand il y en a
pour des millions, il doit bien y en avoir pour des milliards.
Quand le ventre est plein, ça nous distance des réalités qui
s’imposent aux autres, les quelles qu’elles soient.
Pourquoi, de même les riches propriétaires se foutent
éperdument des crève-la-faim ? Parce que ce n’est pas dans la nature humaine du
XXeme siècle de mettre en place une répartition des acquis obtenus ces cent
cinquante dernières années ! Les bonnes paroles des doctes et des dogmes de tous
bords ne sont jamais allées dans ce sens, vers cette vision de partage réel.
Malheureusement, pour parler de paix universelle, il faut savoir de quoi on
parle, hé bien ! , on parle de guerre. Qui fera inverser la tendance en criant
qu’il suffit ! Plutôt que de glorifier des dictateurs de tous poils, plutôt que
de vanter les mérites de tel ou tel, eu égard ses faits d’arme légendaires ou
non, du moment ou sera mis sur un piédestal un individu révolutionnant les
humeurs démagogiques si répandues, du jour ou un abbé Pierre sera infiniment
plus coté qu’un Hitler et connu sur l’ensemble de notre planète, une page se
tournera et une optique se profilera ? Une optique qui mettra à bas toutes ces
pulsions guerrières qui nous animent. Au nom des générations futures, quand
passerons nous à l’acte ?
Quand donc déclarerons nous la paix ?
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